Le projet de la future DSRB, une initiative destinée à faciliter le financement de projets stratégiques dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la résilience, se précise.
Le gouvernement luxembourgeois apporte ce lundi de premières précisions sur la future Banque de défense, de sécurité et de résilience (DSRB), tout en reconnaissant que le projet est encore loin d’être finalisé. Dans une réponse à la députée Sam Tanson, il rappelle qu’«aucun accord n’a été signé à ce jour», si bien que le mandat, la gouvernance et la structure de capital «ne sont pas encore définitivement arrêtés».
Le Premier ministre, Luc Frieden, mais aussi les ministres des Finances, Gilles Roth, et de la Défense, Yuriko Backes, estiment que cette banque répond à «un besoin réel» en renforçant les capacités de financement dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la résilience. Elle devrait faciliter l’accès au crédit des PME de la chaîne d’approvisionnement grâce à des garanties accordées aux banques commerciales. Les acteurs privés pourront intervenir par un cofinancement ou un partage des risques, mais «l’orientation stratégique restera assurée par les organes de la Banque et ses actionnaires publics», assurent-ils.
Le gouvernement explique aussi que les activités de la DSRB devront respecter les engagements internationaux du Luxembourg, avec «des mécanismes stricts de diligence raisonnable et de conformité». Il précise par ailleurs que «la notation du Luxembourg ne sera pas transférée à la DSRB», qui disposera de sa propre gouvernance et de son propre cadre de gestion des risques.
Enfin, une participation financière du Luxembourg est bien «à l’examen», mais la réponse ministérielle juge qu’«il est toutefois encore trop tôt pour se prononcer sur les détails en l’absence d’accord définitif». Toute éventuelle contribution fera l’objet d’un futur projet de loi.