Aucune solution concrète n’a été trouvée à l’issue de la réunion menée lundi après-midi entre les producteurs de lait et la ministre de l’Agriculture après l’annonce par EKABE de la fin de la transformation par ses soins du lait luxembourgeois à partir de l’an prochain, qui met en difficulté 68 exploitations.
Ce lundi après-midi, dès 13 h, les représentants des producteurs de lait et la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen, étaient réunis au ministère pour tenter de définir un avenir pour les 68 exploitations agricoles luxembourgeoises qui livrent leur lait à la laiterie EKABE. La semaine passée, ces dernières ont reçu un véritable coup sur la tête en apprenant qu’EKABE, propriété du groupe français Lactalis, ne transformera plus le lait luxembourgeois à partir de l’an prochain.
Selon nos confrères de RTL, présents sur place, aucune réponse concrète n’est ressortie de cette réflexion collective. Si l’idée générale reste de tout mettre en œuvre pour «sauver» les 68 exploitations, la marge de manœuvre du gouvernement demeure limitée.
Pas de boycott
Parmi les options mises sur la table, le président de la coopérative Prolek, Vic Wirtz, a évoqué la possibilité pour les exploitations concernées de se tourner vers d’autres laiteries, telles que Luxlait, Arla ou Hochwald. Pour autant, ces dernières ont-elles la capacité d’absorber autant d’exploitations en une seule fois? L’unité reste de mise, selon Vic Wirtz, qui réaffirme son engagement à «trouver ensemble une solution commune. Je veille sur chaque membre, personne ne sera laissé pour compte», explique-t-il à RTL.
Face à cette situation, des consommateurs ont brandi la menace d’un boycott d’EKABE en signe de protestation. Une attitude qui, selon Vic Wirtz, n’apporterait rien de positif. «Nous n’appelons pas au boycott. Nous sommes toujours en très bons termes avec Lactalis et nous menons des discussions quotidiennes. Nous regrettons fortement leur décision, mais nous la respectons.»
Du côté du syndicat Baueren Allianz, on plaide plutôt pour une réflexion globale sur la production laitière luxembourgeoise. Il serait notamment question de miser moins sur les volumes et davantage sur la qualité ainsi que sur les circuits courts. Un débat que balaie la ministre, assurant à nos confrères que «les agriculteurs présents ici produisent une véritable qualité. Ils le savent mieux que quiconque et ont fourni à Lactalis un lait de la plus haute qualité.»
Ce lundi soir, Prolek organise une nouvelle réunion à Junglinster afin d’informer l’ensemble des agriculteurs concernés des derniers développements.