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Déchets nucléaires à Bure : le projet doit être amélioré, selon l’ASN


L'ASN réclame des précisions sur l'architecture de stockage, le dimensionnement de l'installation pour résister aux aléas naturels, sa surveillance et la gestion des situations post-accidentelles. (illustration AFP)

Le projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure représente une « maturité technique satisfaisante » mais certains de ses aspects doivent être retravaillés, a estimé lundi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

« L’ASN estime que le projet Cigéo a atteint dans son ensemble une maturité technique satisfaisante au stade du dossier d’options de sûreté », indique le gendarme du nucléaire dans son avis définitif. Mais l’Agence a aussi formulé une « réserve » concernant les déchets bitumineux. « Sur ce point, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) doit revoir sa copie. Si ce sujet n’est pas traité de manière satisfaisante, le stockage de ces déchets ne sera pas autorisé par l’ASN », indique le président de cette dernière, Pierre-Franck Chevet, dans un entretien au journal Le Monde.

Ces déchets, qui représenteront environ 18% de l’ensemble des déchets stockés par Cigéo, sont très inflammables. L’IRSN, bras technique de l’ASN, avait soulevé le problème en demandant à l’Andra, qui gère ce projet, d’étudier deux options pour y remédier : soit étudier la possibilité d’un prétraitement de ces déchets pour neutraliser leur inflammabilité avant leur enfouissement, soit de revoir la conception de leur stockage. Dans son avis définitif, l’ASN demande que la première solution soit privilégiée mais que la seconde piste soit étudiée.

Elle réclame aussi « des compléments en vue de la demande d’autorisation de création que l’Andra prévoit de déposer en 2019 (avant un démarrage de la phase pilote prévu vers 2025, NDLR) « . Ces compléments portent sur la justification de l’architecture de stockage, le dimensionnement de l’installation pour résister aux aléas naturels, sa surveillance et la gestion des situations post-accidentelles.

Car le projet Cigéo, objet d’un bras de fer judiciaire entre l’Andra et ses opposants, vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets radioactifs de moyenne ou haute activité à vie longue. Issus essentiellement de combustibles des réacteurs nucléaires, les déchets devant être stockés représentent 3,2% du volume total des résidus radioactifs, mais ils concentrent à eux seuls 99,9% de la radioactivité.

Le Quotidien/AFP

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