Effectifs au minimum, départs à la retraite en vue, formations longues : les contrôleurs aériens du Findel tirent la sonnette d’alarme.
Dans un texte publié vendredi, la Guilde luxembourgeoise des contrôleurs de la circulation aérienne (GLCCA) tire la sonnette d’alarme : la pénurie mondiale de contrôleurs guette aussi le Luxembourg. Les chiffres donnent le vertige. D’ici à 2034, il faudra recruter quelque 71 000 contrôleurs dans le monde, dont 27 000 en Europe, selon les prévisions de l’avionneur canadien CAE. Aux États-Unis, la FAA manque déjà de plus de 1 500 aiguilleurs du ciel.
Et au Findel? Pas de panique pour l’instant, le trafic tourne normalement. Mais à la tour comme au service d’approche, les effectifs sont au strict minimum, explique la guilde. La moindre absence imprévue devient un casse-tête et poser ses congés en plein été relève de l’exploit.
Et si pour le moment ça tient, à l’horizon se profile une vague de départs à la retraite, indique la GLCCA. Or il faut jusqu’à quatre ans pour former un contrôleur. La GLCCA réclame donc d’embaucher bien au-delà du simple remplacement des partants. Avant qu’il ne soit trop tard : «Si nous attendons que les aéroports soient contraints de réduire le trafic faute de personnel, nous aurons déjà trop attendu.»