Les résultats de PISA ravivent le débat sur le niveau scolaire au Luxembourg, mais les données du Lucet montrent surtout que les écarts entre élèves apparaissent très tôt et se creusent au fil de leur parcours.
Un enfant fait sa rentrée en première année. Il a à peine six ans, et selon la langue qu'il parle chez lui, il n'est déjà pas tout à fait à égalité avec ses camarades. C'est ce que montrent, année après année, les données du Luxembourg Centre for Educational Testing (Lucet).
Elles offrent un éclairage complémentaire à celui de PISA, dont les résultats, présentés début septembre, ont confirmé un recul des compétences des jeunes de 15 ans : en compréhension de l'écrit, le Luxembourg est ainsi passé de 488 points en 2012 à 443 en 2025.
Sonja Ugen, directrice du Lucet depuis trois ans, et Rachel Wollschläger, psychologue de formation qui coordonne les épreuves standardisées (ÉpStan) du pays, n'ont pas été surprises par ces résultats.
«Nous ne nous attendions pas à des performances exceptionnelles. Nous effectuons un suivi chaque année et nous savons que les compétences en lecture suivent une tendance négative depuis un certain temps», explique ainsi Rachel Wollschläger. Sonja Ugen abonde : «On ne s'attendait pas à un miracle dans PISA».
Faut-il pour autant se focaliser sur la place du pays dans le classement? Pas selon elles. «Pour nous, le classement international n'a jamais été vraiment le résultat le plus important.» Ce qui compte pour elles, c'est d'obtenir «une perspective de l'extérieur», notamment sur l'équité ...
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