Le parquet de Metz confirme que le corps retrouvé lundi pourrait êtee celui d’une habitante de la commune, portée disparue depuis le 28 juin. Si les causes du décès restent inconnues, la mort «paraît remonter à plusieurs semaines».
Une nouvelle affaire de disparition inquiétante pourrait bien avoir été résolue par un riverain d’Ars-sur-Moselle, près de Metz, ce lundi 21 septembre. En début d’après-midi, ce dernier a découvert un corps gisant dans un verger, au-dessus de la rue Président-Wilson. En état de décomposition, le cadavre était celui d’une femme.
Dépêchées sur place, la brigade de gendarmerie locale et la cellule d’identification criminelle ont rapidement émis une hypothèse sur l’identité de la victime. Il pourrait s’agir de Martine Lescasse, âgée de 68 ans , habitante de la commune. Une enquête avait été ouverte le 30 juin par le parquet de Metz, à la suite du signalement de sa disparition inquiétante, le dimanche 28 juin. Contacté, David Touvet, procureur de la République à Metz, indique : «Le corps découvert […] semble correspondre à cette personne. Ses papiers d’identité ont en effet été retrouvés, et les vêtements portés correspondent au signalement».
Les causes de la mort encore inconnues
Martine Lescasse n’avait plus donné signe de vie depuis 11 h 30, le 28 juin. Selon nos informations, sa disparition avait été jugée inquiétante car la sexagénaire présentait des troubles de la mémoire. Habituée à se promener dans cette commune de près de 4 600 âmes, elle aurait pu se perdre. Les gendarmes avaient alors mené à plusieurs reprises des opérations de recherche, déployant hélicoptère et chien pisteur, sans succès. Le corps se trouvait en réalité dissimulé dans les hautes herbes d’un verger privé, «non entretenu» selon le maire, Laurent Bovi. Cela expliquerait les difficultés rencontrées par les enquêteurs pour retrouver sa trace.
Le parquet précise enfin que «des prélèvements ont été ordonnés en vue d’une expertise ADN, et une autopsie a été requise afin de déterminer les causes du décès, qui paraît remonter à plusieurs semaines».
Célia Simon
(Le Républicain lorrain)