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Que des vœux pieux?

La même question revient à chaque Assemblée générale des Nations unies : les paroles des chefs d’État et de gouvernement qui se succèdent pendant des jours à la tribune peuvent-ils être suivis d’actes concrets? Pour obtenir des véritables améliorations dans un monde où existe le risque du «retour de la loi de la jungle», comme l’a décrit, mardi, le président français, Emmanuel Macron? Avant lui, le président américain, Donald Trump, a répété son argumentaire nationaliste qui déborde sur des ambitions impérialistes. Plus que jamais, le multilatéralisme est mis sous pression.

De par sa taille, le Luxembourg se doit de continuer à défendre sans relâche le respect du droit et de l’ordre international. «Le véritable test du multilatéralisme (…) consiste à savoir si, grâce à nos décisions (…) un petit pays peut avoir confiance dans le fait que le droit international le protégera lorsque la seule puissance ne le peut pas», a notamment mis en avant, mardi, le Grand-Duc Guillaume, dans son discours engagé devant les Nations unies (lire en page 2). Il est rarissime que le chef de l’État s’exprime à l’Assemblée générale de l’ONU. La précédente intervention d’un souverain remontait à 2012, lorsque le Grand-Duc Henri était venu ponctuer la campagne du Luxembourg pour intégrer le Conseil de sécurité. Mission accomplie quelques semaines plus tard, avec un mandat remarqué en 2013 et 2014. Désormais, le Luxembourg ambitionne d’y retourner en 2031 et 2032. Sa crédibilité internationale n’est plus à prouver. Non seulement il continue à s’engager en faveur de l’aide humanitaire de l’ONU, mais il a aussi fait ses preuves au Conseil exécutif de l’Unesco et au Conseil des droits de l’homme. Petite parenthèse : le Grand-Duc Guillaume s’est exprimé lors de la même session que Donald Trump, Emmanuel Macron ou encore les présidents turc et brésilien.

Ce statut à lui seul ne suffira pas à convaincre les autres États de rétablir la confiance mutuelle réclamée par le souverain. Le Grand-Duc a aussi eu des mots empreints d’idéalisme en plaidant pour «un monde où le dialogue est plus fort que la confrontation». Un vœu qui risque de rester pieux, mais qui ne doit pas décourager les pays qui s’engagent sincèrement en faveur de l’ONU.

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