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Des chocs plus rares hors agglomération, mais plus souvent mortels pour les piétons


Les accidents entre un piéton et une voiture se produisent en majorité en ville. (Photo d'illustration : Editpress)

Traversées imprudentes et règles non respectées : en 2025, la majorité des fautes commises lors d’accidents de la route impliquant des piétons leur étaient imputables.

En réponse au député de l’ADR Michel Lemaire, la ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes, a livré les éléments circonstanciels des accidents impliquant en 2025 piétons et voitures et les chiffres correspondants. Ils ont été piochés dans les statistiques du Statec et les analyses de l’administration des Enquêtes techniques (AET).

On apprend ainsi qu’en 2025, sur les sept accidents mortels impliquant au moins un piéton, trois ont eu lieu en agglomération et quatre hors agglomération. Parmi ces accidents, deux se sont produits sur un passage pour piétons et, dans trois cas, dans une zone éclairée. Ces critères se recoupant, un même accident peut figurer dans plusieurs catégories. Parmi les véhicules impliqués dans ces accidents mortels figuraient deux citadines, deux camions, une berline, un break et une moto.

De manière plus globale, 152 accidents (tous niveaux de gravité confondus) ont été comptabilisés en agglomération, 13 hors agglomération et trois sur l’autoroute. Le mauvais éclairage ou la visibilité nocturne n’ont pas entraîné davantage d’accidents. Seuls neuf accidents se sont produits de nuit sans éclairage public, contre 105 en plein jour et 53 de nuit sur des voies éclairées.

Quelles sont les causes de ces collisions? Si une vitesse excessive ou inadaptée du conducteur est en cause dans 23 accidents, les infractions constatées relèvent dans la majorité des cas du comportement du piéton. D’après les chiffres du Statec, 139 fautes commises par des piétons ont été recensées. Parmi elles, 16 traversées imprudentes de la chaussée et dix engagements imprudents depuis le trottoir.

«Un accident est généralement le résultat d’une combinaison de plusieurs facteurs et ne se résume que rarement à une seule cause», rappelle la ministre.

Le portable, source de distraction?

Le Statec ne dispose pas de données chiffrées sur les accidents causés par l’inattention du piéton due au téléphone portable. «Le sujet de la distraction par le téléphone portable chez les piétons a été abordé en 2025 dans le cadre d’une campagne sur la sécurité aux passages piétons. Cela n’exclut cependant pas que ce sujet puisse à nouveau faire l’objet d’une campagne à l’avenir», explique Yuriko Backes.

Pour renforcer la sécurité des piétons, les communes privilégient, quant à elles, désormais les aménagements de niveau – directs, visibles et couplés à une modération du trafic – au détriment des passerelles et passages souterrains. Jugés dissuasifs, ces ouvrages dénivelés rallongent les parcours, fragmentent l’espace urbain et incitent souvent aux traversées sauvages. La réalisation de tels ouvrages reste toutefois réservée aux zones hors agglomération, où ils permettent de sécuriser les mobilités douces face à un trafic dense et rapide.

L’an dernier, 29 personnes ont perdu la vie sur les routes du pays, contre 18 en 2024. Les usagers de véhicules légers représentent la majorité des victimes (12 décès), suivis des motards (9 décès) et des piétons (8 décès, contre 3 en 2024). D’après le Statec, la vitesse excessive est le premier facteur de risque constaté dans près d’un accident sur quatre. Viennent ensuite la consommation d’alcool (19 % des accidents) et le refus de priorité (15 %).

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