Donald Trump a affirmé lundi que l’Ukraine et la Russie s’étaient engagées à ne plus frapper les infrastructures énergétiques adverses, un jour après s’en être pris à Kiev pour ses attaques contre des raffineries de pétrole russes.
«L’Ukraine a accepté de ne pas attaquer des cibles énergétiques russes. La Russie a accepté de faire de même», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. «La hausse du prix du diesel dans le monde est principalement causée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et non par l’Iran», a-t-il ajouté malgré le fait que le conflit au Moyen-Orient se traduit aussi par une hausse des prix à la pompe (lire également en page 9).
Interrogée à ce sujet par les journalistes, la présidence ukrainienne a refusé de commenter.
Dimanche, en Irlande, le président américain avait directement interpellé son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, l’appelant à «arrêter» d’attaquer les raffineries de pétrole en Russie, face à l’envolée des prix à la pompe. «M. Zelensky n’a qu’une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu’il s’en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu’il provoque une pénurie de diesel», a déclaré Donald Trump lors d’un bref échange avec les journalistes au deuxième jour de son séjour en Irlande.
Face aux attaques répétées de l’Ukraine sur ses infrastructures pétrolières, Moscou a prolongé un moratoire décidé fin juillet sur les exportations russes de diesel.
La Russie, qui est l’un des principaux exportateurs mondiaux de pétrole, frappe de son côté de nombreuses stations-services en Ukraine.