Ce dimanche, les caisses à savon vont dévaler la rue J.-F.-Kennedy de Differdange pour la 20e édition de cette course mythique. En coulisses, les bolides se préparent!
Au Jugendtreff Déifferdeng, les ados sont à pied d’œuvre ces jours-ci pour préparer l’un des événements les plus insolites et populaires de la rentrée dans la Cité du fer : la 20e course de caisses à savon, dont le top départ sera donné ce dimanche 20 septembre à 14 h au centre-ville.
Depuis sa création en 2006, le principe n’a pas changé : une armée de bolides sans moteur, plus inventifs et originaux les uns que les autres, s’élancent du haut de la rue J.-F.-Kennedy pour effectuer un parcours de vitesse et un slalom sur environ 200 mètres, avant que les meilleurs s’affrontent en duel final sur la piste!
«C’est une activité qui implique les amis, la famille, tout le monde met la main à la pâte pour construire la caisse», décrit Roberto Traversini, à la tête de la Maison des jeunes locale.
Un spectacle qui attire chaque année 3 000 à 4 000 personnes massées le long des bottes de paille disposées aux abords du circuit. Au fil des éditions, le public a ainsi vu défiler voitures de course, personnages, fusées et autres créations insolites tout droit sorties de l’imagination des constructeurs.
Contrôle technique obligatoire
Avant de prendre le départ, les caisses doivent passer par un contrôle technique portant principalement sur la direction et le freinage. «On vérifie que tout fonctionne bien. Nous sommes extrêmement attentifs à la sécurité pour éviter tout risque d’accident. Le port du casque et des gants est aussi obligatoire.»
Puis, place à la compétition avec plusieurs épreuves successives durant l’après-midi : d’abord, la course individuelle chronométrée, qui permet de mesurer la vitesse des pilotes, puis le slalom, qui demande davantage d’adresse au volant et permet d’évaluer leur capacité à maîtriser leur machine. Enfin, le duel, qui ajoute une bonne dose de suspense et enflamme les supporters.
Jusqu’à 30 caisses au départ
Alors qu’en 2025, ils étaient une quinzaine de jeunes pilotes à avoir bravé la pluie, cette année, l’organisation attend jusqu’à 30 caisses à savon : «Difficile de prédire le nombre exact, car les inscriptions se font sur place le jour même.»
Lui-même figure d’ailleurs sur la liste des concurrents, aux côtés de son petit-fils âgé d’à peine sept ans : «On a déjà participé l’an dernier, et je dois dire que c’était impressionnant, avec tous les spectateurs qui applaudissent et nous encouragent pendant la course.»
Ils s’élanceront cette fois à bord d’une caisse aux allures de fusée, «celle de ma fille à l’époque, qu’on a remise au goût du jour».
Qui veut une glace?
À la Jugendfabrik, sous la supervision de Daisy, l’une des éducatrices, les jeunes sont concentrés, pinceaux en main : «C’est un atelier qui s’étale sur trois jours. Ils ont réfléchi à un concept, aux couleurs, aux matériaux, et hier on est allés acheter tout ce qu’il faut pour construire et décorer leurs caisse.»
Le châssis avec les roues leur a été fourni, récupéré d’anciennes caisses à savon des éditions précédentes, et chacun est libre de le transformer à sa guise.
Par exemple, pour Martin et Marius, qui s’apprêtent à participer à la course pour la première fois, ce sera un camion de marchand de glaces : «On a collé des bandes de papier adhésif à la verticale et là, on peint tout en rose, pour former des bandes», expliquent les ados.
Aussi vite que Flash McQueen
Du côté de Joyce et Sofia, place à un énorme requin façon Dents de la mer à l’avant, et du fuchsia pour la touche girly.
Quant à Noah, grand fan de sport mécanique, il a choisi les couleurs de Flash McQueen, la célèbre voiture de course de Disney, avec des flammes sur les ailes, et a aussi ajouté les lettres GT-R sur la calandre : «C’est une référence à la supercar de la marque Nissan», précise-t-il.
Rendez-vous ce dimanche dès 14 h à Differdange (rue J.-F.-Kennedy) pour voir ces engins en action. Infos et inscriptions directement auprès du JuDiff par tél. 26 58 06 29 ou par courriel à info@judiff.lu.