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Convention CNS/AMMD : la ministre de la Santé propose une feuille de route


L'AMMD n'est pour le moment pas disposée à signer une nouvelle convention. (Photo fabrizio pizzolante)

Alors que les négociations sur une nouvelle convention fixant les tarifs des consultations ont échoué entre la CNS et l’AMMD, le gouvernement a rencontré les médecins pour tenter de débloquer la situation.

Depuis plusieurs mois, la Caisse nationale de santé et l’Association des médecins et médecins-dentistes (AMMD) sont en pleine négociation sur une nouvelle convention tarifaire pour leurs consultations médicales. Mais il y a quelques jours, ces discussions ont pris fin quand l’AMMD a claqué la porte malgré l’intervention d’un médiateur. Elle a depuis fait savoir qu’elle ne serait pas disposée à signer une nouvelle convention tant que les adaptations du cadre légal qu’elle revendique n’auront pas été réalisées. Pour tenter de régler le problème, l’AMMD a également été reçue dernièrement par le Premier ministre dans un contexte de profondes divergences de vues entre l’association médicale et la ministre de la Santé.

En réponse à une question parlementaire posée par Mars Di Bartolomeo (LSAP), Luc Frieden a détaillé l’issue de cet entretien. Si les discussions ont été «importantes et constructives», celles-ci n’ont malheureusement pas permis de parvenir à une solution commune. La ministre de la Santé et de la Sécurité sociale a toutefois proposé une «feuille de route» afin de discuter à l’avenir d’un certain nombre de revendications dans le cadre du dialogue avec l’AMMD. «La plupart des sujets ne peuvent pas être résolus directement par le biais de la convention avec la CNS, a précisé le Premier ministre. Le gouvernement reste disposé à poursuivre les discussions avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé afin de rechercher des solutions.»

Les soins toujours remboursés

Si Luc Frieden «regrette» qu’aucune discussion n’a pu aboutir, il a précisé qu’il existait toujours «un réel besoin de discuter de l’organisation, du financement et de l’avenir de notre système de santé, dans lequel le patient doit être au centre des préoccupations.» Il a également rappelé que le conventionnement est inscrit dans l’accord de coalition et est toujours d’actualité.

L’absence de nouvelle convention ne remet pas non plus en cause la tenue des soins ou leur remboursement. Comme prévu par la loi, deux règlements grand-ducaux ont été adoptés le 17 août pour régir temporairement les relations avec la CNS : l’un concernant les médecins et l’autre les médecins-dentistes.

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