Ruben Querinjean était forcément aux anges après sa superbe prestation et sa médialle d’argent aux championnats d’Europe d’athlétisme.
Pouvez-vous me dire ce qui se passe dans votre tête en ce moment?
Ruben Querinjean : Il se passe beaucoup de choses dans ma tête. Franchement, je suis très, très content. C’était une course… on peut la qualifier de parfaite. J’ai fait, je pense, ce qu’il fallait pour être au bon endroit au bon moment. Je savais que ça allait partir soit quand il restait 1200 m, soit quand il restait 800 m. J’étais là, j’étais prêt. J’ai réussi avant tout ça à éliminer un peu tous les coups, toutes les poussées des autres en me mettant un peu plus à l’extérieur, un peu plus en retrait.
J’avais des jambes qui répondaient beaucoup, beaucoup, donc ça je peux remercier la préparation et le coach. C’étaient vraiment des jambes excellentes. Et franchement, quand il reste 800 mètres, je suis prêt, quand il reste 400 mètres, je suis prêt aussi. Je n’ose pas accélérer de manière franche quand il reste 300 m, parce que je ne sais pas si ça va tenir. J’aurais peut-être dû. Est-ce que ça aurait changé quelque chose? Je ne sais pas du tout. Mais voilà, je suis très content de la manière dont ça se termine. Je crois que je n’arrive pas encore tout à fait à réaliser.
Avez-vous un temps pensé pouvoir rattraper Ruppert?
Ouais, quand il reste 300 mètres en fait, je vois qu’il rate un peu sa haie. Je me dis : « Ah, ça c’est un signe de fatigue, peut-être qu’il pourrait céder ». Bon, les miennes n’étaient pas beaucoup plus belles, hein! Mais voilà, sur le plat, je suis quand même assez rapide, mais il a été vraiment… il a été très bon. Après, c’est normal, il était le favori, donc il a un peu plus d’armes que moi. Mais je suis très content de comment ça s’est passé, et puis je ne suis pas loin derrière lui, donc il sait qu’il doit faire attention.
Elle est pour vous!
Vous faites l’argent 20 ans après David Fiegen. Ça signifie quoi?
Franchement… je suis très content. Je sais qu’il y aura des critiques : « Ah, il est belge », et des Belges qui diront « Ah, il est luxembourgeois ». Moi j’offre cette médaille à toute personne qui va se reconnaître. Et voilà, c’est ça le plus important. Donc, tous les Luxembourgeois qui veulent accepter cette médaille comme Luxembourgeois, elle est pour vous. Moi je le fais avec plaisir, je suis très content et ça me fait plaisir d’écrire l’histoire du Luxembourg ensemble.
Comment allez-vous fêter cette médaille?
J’ai mes amis qui sont là. Je pense qu’on va aller en ville, on va boire un verre. Je ne bois pas d’alcool, mais voilà… C’est surtout passer un moment. Un moment sympa et le rendre unique.
Recueilli par Joé Weimerskirch, du Tageblatt