Accueil | Police-Justice | Voleur en série à 19 ans : huit mois de prison ferme

Voleur en série à 19 ans : huit mois de prison ferme


Une famille est sortie traumatisée de ce cambriolage. (Photo d'llustration : anthony picoré/le républicain lorrain)

Le 5 août, le tribunal correctionnel a jugé un adolescent pour cinq vols ou recels commis depuis novembre 2025.

Il est 2 h du matin, dans la nuit du 31 juillet au 1er août. Un bruit suspect réveille Jean*, qui surprend un individu en train de dérober un ordinateur portable et un appareil photo. Pris en flagrant délit, l’homme lâche son butin et s’enfuit. Jean le suit et aperçoit une seconde silhouette sur la terrasse. Dans la chambre parentale, la mère allaite son nouveau-né de quelques semaines; les quatre autres enfants, réveillés en sursaut, sont paniqués.

Une heure plus tard, le même homme s’introduit dans un autre appartement et vole une console de jeux et des écouteurs sans fil. Face à la victime, il rend les objets après un rappel calme à l’ordre : «Il avait l’air ivre, il est revenu plusieurs fois, a ouvert toutes les portes des chambres. Quand il est entré dans la mienne, j’étais vraiment stressé et choqué…», raconte le jeune homme à la barre le 5 août, au tribunal correctionnel de Metz.

Après une troisième tentative, la police est appelée et le voleur interpellé. Âgé de 19 ans, d’origine marocaine, au casier vierge et en situation irrégulière, il a besoin d’un interprète pour s’exprimer. Outre ces deux vols, il comparaît pour trois autres faits : un vélo dérobé le 12 juin, un téléphone volé dans un bus le 26 février et une trottinette électrique volée en réunion le 29 novembre près du centre commercial Muse.

Il a même fouillé la chambre des enfants

D’abord dans le déni, il finit par tout reconnaître. Son avocate, Me Sophie Friha, met la faute sur le trafic de la place du marché à Borny, où «des jeunes sans papiers sont exploités pour voler ce type d’objets et les revendre plus cher».

Jean témoigne également : «Mes enfants ont encore du mal à dormir à la maison, alors que cela doit être l’endroit le plus sûr pour eux.» Son avocate ajoute : «Ils sont toujours en grande détresse; le voleur a fouillé partout, même dans les chambres des enfants. C’est un vrai traumatisme, une violation de leur intimité.»

Suivant les réquisitions du parquet, le tribunal condamne le jeune homme à 8 mois d’emprisonnement avec maintien en détention et 10 ans d’interdiction du territoire français. Il devra indemniser toutes les victimes, notamment 1 000 euros pour Jean et son épouse, 300 euros pour chacun des quatre enfants, et un euro symbolique pour le nouveau-né.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.