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L’or bondit avec la perspective d’un accord sur le détroit d’Ormuz


(Photo : afp)

L’or monte fortement mercredi, profitant notamment de l’anticipation d’une politique monétaire plus souple que prévue de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui fait baisser le dollar, alors que le marché attend un accord entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

Vers 15 h 40 GMT (17 h 40 à Luxembourg), l’or prenait 4,39 % à 4 257,02 dollars, au plus haut depuis mi-juin. Le billet vert céderait 0,16 % face à la monnaie unique européenne à 1,1550 dollar pour un euro et perdait 0,12 % contre la livre à 1,3468 dollar.

Washington a dit espérer mardi la conclusion rapide d’un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

Or, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les métaux précieux «ont plutôt tendance à progresser lorsque la situation s’améliore», note Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

L’apparente détente actuelle fait baisser le cours du pétrole brut. Si ces prix bas perdurent, cela permettra de limiter l’inflation aux États-Unis, ce qui favorise généralement une politique monétaire plus souple de la Réserve fédérale (Fed), c’est-à-dire des taux d’intérêt plus bas.

«Cette dynamique est normalement associée à un affaiblissement du dollar», explique Chris Turner, analyste chez ING, avec des investisseurs qui se tournent vers d’autres marchés, notamment celui de l’or.

«Si le rapport officiel sur l’emploi (NFP) de vendredi s’avère décevant, les anticipations de baisse des taux américains pourraient encore se renforcer», précise Kathleen Brooks.

Le billet vert reste relativement stable au regard de la baisse du pétrole depuis le début de la semaine, ce qui implique «probablement des craintes persistantes que la Fed ne baisse pas ses taux le 16 septembre», date de sa prochaine décision de politique monétaire, ajoute l’analyste.

Par ailleurs, le ministre des Finances américain, Scott Bessent, a justifié mardi l’intervention américaine de la fin de semaine dernière pour soutenir le yen par une volonté d’assurer la stabilité du marché asiatique.

«La crise financière asiatique (des années 1990) a été en partie déclenchée par un yen excessivement faible», a déclaré Scott Bessent mardi sur la chaîne CNBC.

«Compte tenu des flux commerciaux, de la taille de l’économie (japonaise) et de leurs contributions au marché mondial de l’épargne, il est très important d’avoir un yen stable», a-t-il ajouté.

Après cette intervention, «l’appétit pour la vente de yens reste limité alors que les anticipations de hausse des taux de la Banque du Japon se renforcent», précisent les analystes de MUFG.

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