LITTÉRATURE L’écrivain et scénariste Didier Decoin, prix Goncourt en 1977 et ancien président de l’Académie Goncourt, est décédé à l’âge de 81 ans.
«Didier Decoin était un romancier qui avait une haute idée de la langue et de la littérature, comme son œuvre en témoigne», a salué l’Académie Goncourt dans un communiqué annonçant le décès de l’écrivain français, survenu mercredi matin à l’hôpital de Villejuif, «après s’être battu avec force et courage contre le cancer depuis plusieurs années», a indiqué son fils, Julien Decoin. Il avait été couronné par le prix Goncourt pour son roman John l’Enfer en 1977 et avait présidé l’Académie Goncourt entre 2020 et 2024.
Fils du cinéaste Henri Decoin, Didier Decoin avait également écrit et coécrit de nombreux scénarios pour le cinéma et la télévision dès les premières années 1970, travaillant avec Marcel Carné, Henri Verneuil ou Peter Kassovitz. Il a dirigé le département fiction de France 2 et a reçu en 1999 le Sept d’Or du meilleur scénario pour la minisérie Le Comte de Monte-Cristo. Auteur d’une trentaine de romans, Didier Decoin a également écrit de nombreux essais ou livres jeunesse, une pièce de théâtre, et s’était récemment essayé au scénario de bande dessinée.
«Soit il lisait, soit il écrivait»
Né le 13 mars 1945, Didier Decoin a commencé sa carrière comme journaliste au quotidien France-Soir avant de collaborer aux Nouvelles littéraires, Europe 1 et VSD. Il publie à 20 ans son premier roman, Le Procès de l’amour, qui sera suivi notamment par L’enfant de la mer de Chine, Meurtre à l’anglaise ou Madame Seyerling. Passionné de faits divers, il a publié en avril son dernier roman, Maypops, inspiré d’une histoire vraie dans le sud des États-Unis.
«Il n’a jamais cessé de s’investir dans l’Académie Goncourt. Il y a quelques jours, il était encore en train de lire les livres de la rentrée littéraire» en vue de la remise du célèbre prix début novembre, a témoigné son fils. «Il aimait tellement lire. Soit il lisait, soit il écrivait», a-t-il résumé.