Gary Diderich et Ana Correia da Veiga vont prendre la relève de David Wagner et Marc Baum à la Chambre des députés. Ils se sont préparés, chacun à sa façon, à représenter le parti déi Lénk au Parlement et comptent bien faire avancer les dossiers qui leur tiennent à cœur. Interview croisée.
Comment vous êtes-vous préparés à reprendre le mandat de député depuis trois ans?
Gary Diderich : Je dirais qu’une de mes préparations majeures a été mon mandat de porte-parole du parti pendant presque dix ans. Ce qui est important pour nous, de toute façon, avec la rotation, c'est le travail d’équipe, c’est comme si nous étions quatre députés pendant toute la période. On a eu régulièrement des réunions, et même si nous n’étions pas encore officiellement dans la fraction, nous en faisions déjà partie en termes de fonctionnement interne.
Ana Correia da Veiga : Mon parcours est différent. Pour assurer la relève, j’avais posé comme condition d’être embauchée à la sensibilité politique pendant deux ans. Je ne pouvais pas assurer mon travail de 40 heures et me préparer parallèlement à mon rôle de députée. Je suis donc devenue attachée parlementaire pour David (Wagner) et Marc (Baum). Je dispose d’un congé professionnel du Service national de la jeunesse. Donc, depuis deux ans, je suis, par exemple, les commissions parlementaires en live et je prends des notes car avec deux députés, nous ne pouvons pas assister à toutes les commissions.
Vous avez chacun des backgrounds qui vont vous permettre de vous spécialiser sur certains dossiers. Le logement pour vous, Gary, et pour vous, Anna, l'éducation, la petite enfance, et le vivre-ensemble pour tous les deux. Est-ce exact?
G. D. : J’hérite effectivement des dossiers concernant le logement, mais étant conseiller au vivre-ensemble interculturel au ministère de la Famille, je ne m’occuperai pas de ces dossiers pour éviter un conflit d’intérêts. Pour le logement, j’espère faire avancer certaines formes de logement alternatif. Je suis très engagé en faveur des cohabitations et des colocations et je vais aussi m'engager sur le volet du logement coopératif, qui est une importante troisième alternative et dont Ana est la spécialiste chez nous. Ce qui est primordial, c’est de braquer les projecteurs sur le plafonnement des loyers. C'est une mesure qui peut prendre tout de suite effet. Et en parallèle, on va soutenir toute initiative destinée à renforcer le logement abordable, et pas seulement à travers des subventions. Il faut obliger ...
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