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Canicule : le LSAP réclame des mesures urgentes pour protéger les salariés


Les congés collectifs dans le secteur de la construction débutent ce vendredi (Photo d'illustration : Editpress)

Alors que la quatrième vague de chaleur frappe le pays, le LSAP dénonce l’inaction gouvernementale et réclame des mesures urgentes pour protéger les salariés.

C’est en pleine quatrième vague de chaleur que débutent, ce vendredi, les congés collectifs dans le secteur de la construction. Un moment de répit pour une profession parmi les plus exposées à la canicule. C’est dans ce contexte que le LSAP publie un communiqué dans lequel il exige des mesures urgentes pour protéger les salariés contre les températures extrêmes, pointant du même coup l’inaction du gouvernement depuis le début du phénomène.

«Alors que ces dernières années, les records de température sont tombés les uns après les autres et que les épisodes de canicule ne sont plus des exceptions, mais sont devenus la norme, le gouvernement se distingue par une passivité coupable», soulignent les socialistes.

Pour le député Georges Engel, il est temps d’arrêter de considérer la canicule comme «un événement exceptionnel», mais plutôt comme «une réalité à laquelle le monde du travail doit s’adapter». «La protection de la santé des salariés doit primer sur toute autre considération», estime-t-il.

Les socialistes demandent au gouvernement d’adapter le Code du travail pour que la chaleur soit reconnue comme une intempérie et que des plans sectoriels canicule élaborés avec les partenaires sociaux soient mis en place. Pour le parti, ces plans devront définir les mesures obligatoires de protection des salariés en cas de canicule et fixer les «valeurs limites d’action» qui déclenchent ces mesures et les «valeurs limites d’exposition» au-delà desquelles le travail devra être interrompu.

Outre l’adaptation du Code du travail, le LSAP propose un plan national d’adaptation des bâtiments publics accueillant les personnes les plus vulnérables, comme les écoles, les crèches, les hôpitaux, les maisons de retraite ou les foyers de jour. Il s’agirait d’adapter ces infrastructures pour qu’elles puissent faire face aux vagues de chaleur en conservant la fraîcheur.

«La crise climatique transforme profondément nos conditions de travail. Notre droit du travail doit évoluer au même rythme. Protéger les salariées et salariés face à la chaleur n’est pas seulement une question de santé au travail, c’est une question de justice sociale et de responsabilité publique», souligne Franz Fayot, député du LSAP.

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