Ce jeudi, le Statec publie ses derniers chiffres sur le tourisme de loisir. Le secteur a le vent en poupe avec 5,2 voyages par résident en 2025, un record. Et ce, malgré les hausses des prix.
Les résidents aiment voyager et ne s’en privent pas ! Le Statec publie, ce jeudi, les derniers chiffres concernant le tourisme de loisir et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il se porte bien. Le secteur s’est révélé particulièrement dynamique en 2025, avec un niveau historiquement élevé de 5,2 voyages de loisirs par résident. Près de 2,9 millions de ce type de séjour ont été réalisés par 470 000 voyageurs au cours de l’année écoulée. 89 % des résidents ont effectué au moins un voyage de loisirs avec nuitée, un nombre qui reste stable par rapport à 2024.
Dépenser n’est pas un problème
Les dépenses ne sont visiblement pas un frein puisque ces dernières ont augmenté en 2025. Le coût moyen d’un voyage de loisirs atteint même son niveau le plus élevé jamais observé avec 1 304 euros par personne. Au total, les résidents ont consacré près de 3,8 milliards d’euros aux voyages de loisirs en 2025, un record.
Le Statec explique cette hausse par l’augmentation des frais de transport (349 euros en moyenne) et surtout de l’hébergement, dont le coût moyen atteint 478 euros par voyage. Le prix moyen d’une nuitée s’élève désormais à près de 192 euros, contre 179 euros en 2024.
Une préférence pour les grandes villes
Concernant les destinations, la France reste le pays favori des résidents luxembourgeois lorsqu’il s’agit de partir en vacances, avec 20,2 % des voyages, devant l’Allemagne (12,1 %), le Portugal (8,1 %), l’Italie (8,0 %) et l’Espagne (7,5 %). Les touristes préfèrent rester en Europe, le continent concentre 92,4 % des séjours effectués.
Selon les données publiées par le Statec, les city trips (voyages consacrés à la visite d’une grande ville) ont la côte et représentent 53 % des séjours. On retrouve juste derrière les vacances au bord de la mer (30 %), à la campagne (22 %) et à la montagne (12 %).
Le Statec ne note pas de grands changements quant aux modes de transport pour se rendre sur son lieu de vacances : la voiture demeure le principal moyen de déplacement (50,6 %), tandis que l’avion représente 37,5 % des voyages, chiffres relativement stables par rapport à 2024.
De moins en moins de nuitées
Les séjours d’une semaine sont les plus fréquents, mais les voyages courts gagnent du terrain. Année après année, la durée moyenne de ces vacances continue de baisser pour s’établir à 6,8 nuitées, contre 7,2 nuitées en 2024.
La tendance des excursions d’une journée reste d’ailleurs stable. En moyenne, 28,1 % des résidents ont effectué une excursion à l’étranger au cours d’un trimestre et 24,7 % une excursion au Luxembourg. Dans presque la moitié des cas, ils passent la frontière pour faire du shopping (40,8 %) et restent à l’intérieur du pays pour pratiquer des loisirs de proximité, à la nature et aux activités de plein air.
Le tourisme d’affaire en berne
Contrairement au tourisme de loisir, le tourisme d’affaires enregistre un net recul en 2025. Seulement 16,3 % des personnes en emploi ont effectué au moins un voyage professionnel avec nuitée, contre 25,5 % en 2024. Le nombre total de voyages diminue également, passant d’environ 454 000 à 421 000.
À noter que le coût moyen d’un voyage professionnel reste élevé à 1 424 euros. Les déplacements professionnels demeurent majoritairement orientés vers l’Europe (90,7 %), avec la France comme première destination.