[MONDIAL-2026] Les Autrichiens tiraient déjà la langue avant même la fin de la première période, épuisés par le harcèlement constant de Yamal et consorts.
Les Autrichiens ne voulaient rien s’interdire contre l’Espagne. Y compris d’installer un bloc plus haut en possession, y compris jouer des contres qu’ils espéraient dévastateurs.
On a vite vu les limites de la logique : les hommes de Ralph Rangnick se sont tellement fait rincer physiquement par le tempo imposé par son adversaire et notamment son métronome, Pedri, que plus les minutes ont passé, moins ces rares raids allaient au bout.
Et hormis un petit ballon de Sabitzer au-dessus de Cubarsi mais sur lequel Gregoritsch est trop court (17e), on n’a pas vu l’outsider. Jamais en mesure d’exister autrement que par son courage et souvent dépendant de la capacité de Laimer, positionné en face de Yamal, à tenir le petit prodige. Le joueur du Bayern a bien essayé d’y aller au physique en début de partie mais très vite, la subtilité de l’ailier barcelonais a commencé à le mettre au supplice. Et la Roja ne s’est pas privée, non plus, de passer de l’autre côté, par le duo Baena-Cucurella.
Mais Yamal reste muet
C’est ce dernier qui va se charger d’offrir l’ouverture du score sur un petit centre tout simple à destination du pied gauche d’Oyarzabal (1-0, 36e). Le bouillant chevelu avait déjà fait le boulot un peu plus tôt d’un tir en force à l’entrée des six mètres (29e), mais le trio arbitral avait sifflé une faute au préalable sur Schlager, le portier autrichien lors d’un corner très embouteillé dans l’axe.
Schlager qui sera très en réussite avant la pause, sur un coup franc de Baena qui accroche l’équerre avant que Yamal ne mette sa reprise sur la poitrine du portier.
On peut déjà se douter qu’il n’y aura pas plus match après la pause et Baena tue le suspense en déposant le ballon sur la tête de Porro (2-0, 66e). Plié. Alaba s’agacera sur ses coéquipiers après avoir repoussé sur sa ligne une nouvelle tentative de Yamal (84e), qui aura fait de belles choses, mais rien de décisif. Au contraire de Cucurella, qui au terme d’une nouvelle phase de possession totalement folle, va retrouver Oyarzabal plein axe (3-0, 89e). Clairement, cette Roja monte en puissance.