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[Football] «Bubista», Vozinha, la diaspora : LES clefs!


«Bubista», emblême du Cap-Vert. (Photo : afp)

[MONDIAL-2026] Le Cap-Vert? Des joueurs issus de la diaspora, un coach fédérateur et un gardien devenu star à 40 ans. Voilà ce qui peut inquiéter le champion du monde argentin.

La diaspora, un vivier
Le petit archipel peut compter sur une influente diaspora disséminée sur le continent européen et tout autour du globe. La population cap-verdienne résidant à l’étranger, estimée entre 700 000 et 800 000 ressortissants, est ainsi largement supérieure à celle vivant sur le territoire national.Si la plupart des cadres de la sélection sont nés dans l’archipel, le Cap-Vert s’appuie sur douze joueurs nés à l’étranger. Les défenseurs Logan Costa et Steven Moreira, ainsi que l’ailier Willy Semedo, tous trois nés près de Paris. Cinq de leurs coéquipiers, eux, ont vu le jour à Rotterdam aux Pays-Bas, tandis que deux autres sont originaires du Portugal. Le défenseur Roberto Lopes vit lui à Dublin et ne parlait pas un mot de portugais avant d’être sollicité par la sélection.

«Bubista», le guide

Ancien capitaine de la sélection nationale, dont il a porté le maillot de 1991 à 2005, Pedro Leitão Brito (56 ans) dit «Bubista», du nom créole de son île natale de Boa Vista, est l’homme qui a guidé les Requins bleus à leur première Coupe du monde. Un «rêve» exaucé pour l’ex-défenseur devenu sélectionneur en 2020, qui s’était pris de passion pour le football en 1982 lors du Mondial en Espagne.

«À cette époque, il n’y avait qu’un seul téléviseur dans mon village (Povoação Velha), et il était pris d’assaut. J’avais été particulièrement marqué par l’Allemand Lothar Matthäus et deux joueurs brésiliens, Eder et Falcão», avait-il expliqué sur le site internet de la FIFA.

Avec «Bubista», les Requins bleus sont aussi allés en quarts de finale de la CAN en 2023. Un exploit qui avait déjà été historique.

Vozinha, le rempart

Gardien sans club à l’issue de son contrat à Chaves en D2 portugaise, Josimar José Évora Dias, dit «Vozinha», a été propulsé sous le feu des projecteurs à 40 ans. Il s’est mué en véritable héros lors du match inaugural de son équipe face à la Roja en repoussant sept tentatives espagnoles, avant de fondre en larmes au coup de sifflet final.

Ses larmes ont permis à sa mère, qui n’avait pu obtenir de visa à temps par manque de moyens financiers, d’obtenir le précieux sésame pour venir voir jouer son fils. Plus fou encore, alors qu’il comptait à peine 50 000 abonnés sur Instagram avant le début de la compétition, Vozinha est désormais suivi par plus de 17,5 millions d’utilisateurs… soit 33 fois la population du Cap-Vert!

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