Accueil | A la Une | L’union syndicale, un an de satisfaction

L’union syndicale, un an de satisfaction


Au chapitre des succès de l'union OGBL-LCGB figure la grande manifestation du 28 juin 2025, qualifiée d’historique. (Photo : archives lq/hervé montaigu)

L’union syndicale a été créée le 20 juin 2025 et publie son premier rapport d’activité. Le président du LCGB, Patrick Dury, ne tarit pas d’éloges sur le travail accompli et les succès engrangés.

«Nous n’aurions jamais eu ce succès sans notre union», affirme le président du LCGB, Patrick Dury, qui, depuis un an, travaille main dans la main avec l’OGBL. L’union syndicale souffle sa première bougie et le premier bilan de ce mariage vient de sortir.

Au chapitre des succès, la grande manifestation du 28 juin l’année dernière est qualifiée d’historique et les résultats de la tripartite ont démontré le poids de cette union inédite.

«Tout nous prouve que nous avons eu raison de nous unir et qu’il n’y avait pas d’autre choix», déclare avec satisfaction Patrick Dury. L’union a été scellée une semaine avant la manifestation.

L’union se porte bien et elle est appelée à durer. Le président se garde bien d’évoquer une éventuelle fusion des deux syndicats. «Je ne peux pas répondre à cette question», avoue Patrick Dury.

«Nous avons deux organisations syndicales qui se sont retrouvées au sein d’une union. Cette coopération évolue et le LCGB fera tout pour défendre les intérêts de ses membres de la meilleure façon possible», indique-t-il.

Une fusion n’est pas à l’ordre du jour, en dépit de l’«excellente ambiance qui règne au sein de l’union», comme en témoigne le président du LCGB. «Il y a des discussions, ce qui n’a rien d’exceptionnel, comme cela se passe aussi dans une organisation syndicale.»

Patrick Dury apprécie beaucoup sa relation de travail avec Nora Back, la présidente de l’OGBL. «Je ne peux pas trouver la moindre chose qui s’est mal passée au cours de notre collaboration qui dure déjà depuis plus longtemps que l’union, je peux juste dire que cela se passe vraiment très bien, d’une façon formidable.»

«L’organisation de nos actions tourne bien, tout le monde se retrouve dans cette union, aussi bien les acteurs que nos membres du LCGB. Tout le monde est très satisfait de notre façon de travailler et d’agir», poursuit, enthousiaste, Patrick Dury.

Pour être tout à fait honnête, il reconnaît qu’au sein des entreprises où les deux syndicats sont représentés, il peut encore y avoir des frictions, «mais chaque organisation tente de trouver des solutions et de pallier aux problèmes», rassure-t-il.

La collaboration se passe de manière idyllique. «Au niveau du travail syndical comme au niveau des relations humaines, ce qui est très important, tout est positif», se réjouit le président du LCGB.

La dernière réunion conjointe des comités centraux et nationaux des deux syndicats le démontre à l’envi, selon lui. «J’ai d’ailleurs déclaré au micro, à cette occasion, que je n’avais jamais eu si peu de sujets de discorde qu’avec Nora», confie-t-il.

L’avenir s’annonce sous les meilleurs auspices. «Il ne faut pas s’en faire, tout le monde dans nos organisations est conscient de l’enjeu. Le gouvernement n’a pas changé, son approche reste la même, mais il a été le catalyseur de l’union», rappelle-t-il.

Dans son premier rapport d’activité, l’union syndicale souligne que les actions menées durant toute l’année ont permis de créer les conditions d’une reprise du dialogue social.

Après une réunion préparatoire le 6 mai 2026 afin de discuter de l’ordre du jour, quatre journées de négociations tripartites se sont déroulées entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Elles ont abouti, le 4 juin 2026, à un accord officiellement signé quatre jours plus tard.

Se renforcer davantage

«Cet accord a démontré qu’aucune avancée importante n’est obtenue sans mobilisation. Il est le résultat direct du rapport de force construit progressivement depuis – et par – la création de l’union des syndicats», indique le rapport.

Patrick Dury ajoute que «ce n’est pas le chaos, c’est une façon structurée de travailler et qui a vraiment permis au secteur privé de démontrer une puissance syndicale qui a surpris tout le monde».

Cette première année ne constitue cependant qu’une étape. «Les défis demeurent nombreux », prévient l’union dans son rapport.

Elle craint de nouvelles attaques qui pourraient se profiler, notamment sur la question de l’organisation du temps de travail. Le dossier «travailleurs de plateforme» est lui loin d’être clos. Elle craint encore de nouvelles attaques contre le système de santé.

«Quoi qu’il en soit, l’état du monde et la situation préoccupante dans bon nombre de pays européens, tout comme la situation économique globale ne laissent présager rien de bon pour l’avenir. Face à tous ces défis et risques, face aux transformations qui nous attendent et aux attaques à venir, renforcer l’unité syndicale et l’unité de toutes les forces qui croient à la démocratie, au progrès et à la justice sociale devient primordial», conclut l’union, qui veut encore se renforcer.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.