En février 2025, le gouvernement a mis en place la campagne «I love my Hausdokter». Plus d’un an après, les consultations aux urgences ont baissé au profit des généralistes et des pédiatres en 2025. Néanmoins, une causalité est compliquée à établir.
Plus d’un an après la fin de la campagne «I love my Hausdokter», l’heure est au bilan. Pour rappel, cette campagne a été lancée en février 2025 par le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale. L’objectif était de promouvoir le médecin généraliste ainsi que le pédiatre, tout en allégeant la charge des hôpitaux. Mars Di Bartoloméo, député du LSAP a sondé le gouvernement avec une liste de questions portant notamment sur l’efficacité de la campagne.
Augmentation des consultations
Martine Deprez, ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, a répondu à cette question en invoquant les chiffres. Les consultations réalisées par des médecins généralistes ont augmenté de 8,8 % entre 2024 et 2025, passant de 1 635 890 à 1 779 191. Du côté des pédiatres, elles sont également en hausse. Il y a eu 100 480 visites médicales en 2024, contre 105 800 en 2025, soit une augmentation de 5,5 %. Cependant, le ministère indique que les chiffres de 2025 ne sont pas encore définitifs.
Un impact difficile à évaluer
La ministre reconnaît que les données disponibles rendent difficile l’évaluation de l’impact de la campagne sur le nombre de consultations. Différentes explications peuvent justifier ces chiffres : hausse du nombre d’assurés affiliés à l’assurance maladie-maternité, augmentation de 2,5 % du nombre d’enfants âgés de 0 à 15 ans affiliés à l’assurance maladie-maternité, et de 1,9 % du nombre des assurés de plus de 15 ans.
Autre élément : la mise en place progressive du paiement immédiat direct (PID). Cette mesure a réduit le temps d’attente entre la consultation et le paiement et a donc permis d’accélérer l’enregistrement des dépenses médicales. On peut aussi expliquer cette hausse de la consommation par les cas de grippe, plus nombreux début 2025 que début 2024.
Baisse de fréquentation des urgences
Les consultations aux urgences ont diminué de 2,5 % entre les deux années. Excepté en janvier, avec des chiffres que l’on peut imputer à l’épidémie de grippe, une baisse a été observée sur tous les mois. Ces résultats peuvent donc laisser penser que la campagne «I love Hausdokter» a bien eu un impact.
Erwin Colin