[Mondial-2026] Mbappé en détonateur, Olise en régulateur et une défense centrale intraitable : la France a affiché face au Sénégal (3-1) le visage que l’on attendait d’une favorite.
Mbappé à l’heure
À l’issue des matches de préparation contre la Côte d’Ivoire (défaite 2-1) et l’Irlande du Nord (3-1) au cours desquels Kylian Mbappé était resté muet, Didier Deschamps avait déclaré avec malice que son capitaine lui avait promis de se réserver pour la Coupe du monde.L’attaquant du Real, auteur d’une saison vierge en club et qui a tout misé sur le Mondial (qu’il est bien décidé à marquer de son empreinte), a tenu parole et frappé deux fois mardi, écrivant un peu plus sa légende avec le record de buts en bleu (58).Son duel à distance avec l’astre Messi s’annonce palpitant.
Olise change tout
L’arrivée de Michael Olise a radicalement modifié le visage de l’équipe. C’est bel et bien pour profiter de ses qualités exceptionnelles que Deschamps a pris un virage tactique en mars 2025, optant pour un schéma plus offensif en 4-2-3-1.
Emprunté comme le reste de ses coéquipiers en première période, il s’est lâché après la pause à la faveur d’un repositionnement bienvenu dans l’axe, offrant une magnifique passe décisive à Mbappé pour l’ouverture du score. «Plus il touche de ballons, mieux c’est. Cela a amené du liant», a noté le sélectionneur. «Jouer avec Michael, c’est très facile. Il a toujours la tête levée. Il faut lui proposer des solutions. Il a toujours cette envie de jouer vers l’avant, de servir ses partenaires. Je savais qu’il allait me voir à chaque fois que j’allais faire des mouvements», a salué Mbappé.
Le passage réussi d’Olise en n° 10 souligne par contraste les difficultés du Ballon d’or Ousmane Dembélé, en grande souffrance quelle que soit sa position. Un axe de travail pour Deschamps.
Une charnière en béton
Au cours d’une première période très compliquée pour les Français, l’axe de la défense, composé du duo Upamecano-Saliba, a été d’une solidité implacable. Il faudra des attaquants d’une autre envergure pour la juger de nouveau, mais la paire a peu d’équivalent sur la scène mondiale.
Les côtés constituent en revanche les points noirs. Koundé a été aux abois à droite, tout comme Théo Hernandez à gauche. À voir si Deschamps va leur maintenir sa confiance ou s’il est prêt à les remplacer pour tester d’autres solutions (Gusto ou Zaïre-Emery à droite, Digne à gauche) dès le match face à l’Irak, lundi.