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Téhéran et Washington doivent entrer dans le vif du sujet vendredi


Selon le vice-président américain, J. D. Vance, le président Donald Trump pourrait assister à la signature du protocole d'accord, ce vendredi en Suisse. (Photo : afp)

Les États-Unis et l’Iran signeront vendredi en Suisse l’accord-cadre visant à mettre fin à la guerre, point de départ de deux mois de négociations. Première étape : le déblocage du détroit d’Ormuz.

La cérémonie se déroulera dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, qui a été «proposé par les médiateurs pakistanais et qatariens ainsi que par les États-Unis et l’Iran», a indiqué le ministère suisse des Affaires étrangères. L’établissement se situe sur la crête d’une montagne, donc difficilement accessible et aisément sécurisable.

La première séance de pourparlers visant à «parvenir à un accord final» d’ici 60 jours devrait «vraisemblablement» se dérouler dans la foulée, selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

Après plus de trois mois de guerre qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, de laborieuses négociations et de multiples volte-face de Donald Trump, les États-Unis et l’Iran ont fini par trouver une entente sur de grandes lignes.

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, sera présent à la signature, ainsi que le vice-président américain, J. D. Vance, selon qui la présence de Donald Trump est également «possible». Le président américain est en ce moment dans les environs, au sommet du G7 du côté français du lac Léman, à Évian. Les trois hommes ont déjà paraphé le document de manière électronique, le président voulant ainsi «montrer son (…) abnégation à trouver une issue favorable», selon un haut responsable américain.

Le texte, dont le contenu devrait être rendu public dans les prochains jours, fait environ «une page et demie» et est «très général», a indiqué sur CNN J. D. Vance.

Quatre morts dans le sud du Liban

Premier effet dans le Golfe, selon la diplomatie iranienne : le blocus américain des ports iraniens, imposé le 13 avril en réponse au verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran depuis le début du conflit fin février, a été levé.

D’après la télévision d’État, trois pétroliers iraniens se trouvent en ce moment dans l’océan Indien, et d’autres navires circulent vers les ports du sud du pays.

Les États-Unis n’ont pas confirmé à ce stade l’information. Donald Trump avait évoqué une levée du blocus vendredi, parallèlement à la réouverture complète du stratégique détroit, dont la quasi-paralysie a fortement perturbé le trafic maritime mondial et fait flamber les prix du pétrole.

Une incertitude demeure cependant quant à la gestion d’Ormuz : l’Iran ne compte pas revenir à la situation d’avant-guerre et entend facturer des frais liés aux services aux navires, alors que les États-Unis voudraient que le passage reste gratuit.

Au cours des 60 prochains jours, place aux questions les plus délicates, où les divergences restent fortes : le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines qui asphyxient l’économie du pays.

Les discussions se dérouleront dans un climat de défiance alors que les précédents pourparlers ont été rompus à deux reprises par des frappes israélo-américaines.

Abbas Araghchi a par ailleurs insisté mardi sur l’importance de mettre fin aussi à la guerre au Liban entre les forces israéliennes et le Hezbollah pro-iranien, dont le chef a remercié la République islamique pour son soutien. Mardi, quatre personnes ont été tuées par des frappes israéliennes dans le sud du Liban, selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI). L’armée israélienne dit avoir riposté à des tirs de roquettes du Hezbollah.

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