GP DE MONACO Annoncée comme favorite avant le début du week-end, Ferrari a dominé les premiers essais libres, vendredi, et a préparé au mieux la capitale journée de samedi.
Très critique envers les monoplaces 50% thermiques et 50% électriques imposées par la nouvelle réglementation de la F1, «Mad Max» semble de plus en plus à l’aise au fil des semaines. Et sur le circuit si particulier de Monaco, où le pilotage est vraiment à l’honneur, puisque les pilotes n’ont pas à gérer le rechargement de leur batterie, le Néerlandais s’est montré prometteur vendredi.
Hadjar, l’art du rebond
Son coéquipier français Isack Hadjar a, lui, connu une journée contrastée. Elle avait mal commencé avec une sortie de piste lors des premiers essais libres. Peu après la mi-séance, le Parisien, qui dispute sa deuxième saison dans la catégorie reine du sport automobile, la première dans l’écurie Red Bull, a perdu l’arrière de sa monoplace à l’entrée de la chicane de la piscine avant de bloquer ses roues et de foncer tout droit dans un mur de protection.
Mais le Tricolore a l’art du rebond. Comme souvent après une erreur, il se remet vite d’aplomb. Trois heures après son accident, il est retourné en piste, non sans avoir remercié son équipe d’avoir réparé sa monoplace à temps, et a décroché le sixième chrono, juste derrière les deux Mercedes, si dominatrices cette saison.
Les Flèches d’Argent, qui ont remporté les cinq premiers Grands Prix de l’année, et s’attendaient à ce que leur hégémonie soit remise en question sur le Rocher, n’ont pour l’instant pas réussi à suivre le rythme des Ferrari.
Toutefois, il ne faut pas enterrer l’Italien Kimi Antonelli et son coéquipier britannique George Russell, qu’il devance de 43 points en tête du championnat. En effet, Mercedes en garde souvent un peu sous la pédale le vendredi avant de lâcher les chevaux le samedi.
McLaren, qui avait poussé Mercedes dans ses retranchements à Miami début mai avant de rentrer un peu dans le rang à Montréal trois semaines plus tard, a semblé en retrait vendredi. Respectivement sixième et huitième de la première séance d’essais, le champion du monde en titre, Lando Norris, et son coéquipier Oscar Piastri n’ont pas réussi à redresser la barre lors de la deuxième session.
L’Australien a dû se contenter du septième chrono, alors que l’Anglais a vu sa séance s’interrompre après seulement 15 minutes en raison d’une panne, ce qui n’est vraiment pas la meilleure manière de préparer la qualification pour le vainqueur de l’an dernier…