La ministre de la Mobilité et des Travaux publics a présenté en commission parlementaire le projet de tram rapide et résumé les travaux en cours aux députés.
Projet qui vise à renforcer la liaison entre la capitale et le sud du pays, le tram rapide est l’un des gros chantiers du ministère de la Mobilité et des Travaux publics. Yuriko Backes est donc venue faire le point à la Chambre lors d’une commission.
Saluant un projet ambitieux, la ministre a rappelé que le tram rapide entend offrir une connexion «directe, fiable et performante» entre les deux principaux bassins de vie et d’emploi du Grand-Duché tout en réduisant les correspondances et en améliorant «significativement» l’expérience usagers.
Une attention particulière est accordée à l’intégration du projet dans les territoires traversés, en veillant à répondre aux attentes des habitants ainsi qu’aux besoins des voyageurs. Le développement du tram rapide repose par ailleurs sur une collaboration étroite avec les communes concernées et intègre des mesures visant à limiter les impacts environnementaux, notamment en matière de bruit et d’émissions.
Trois pôles en développement
Le tracé doit également contribuer à renforcer l’attractivité des territoires et à soutenir leur développement économique et social, tout en améliorant la qualité de vie. Dans ce cadre, trois pôles de mobilité périurbains seront développés à Leudelange, Pontpierre et Foetz. Conçus comme des interfaces multimodales, ils visent à garantir des déplacements «fluides, sûrs et confortables.»
À Leudelange, la station sera implantée à proximité de la zone d’activités «Am Bann» et bénéficiera de nouvelles infrastructures assurant une connexion directe entre les activités économiques et les réseaux de transport public (bus, tram et mobilité active). Du côté de Pontpierre, elle sera située au nord de l’autoroute, une solution qui améliore les correspondances entre bus et tram, tout en limitant l’impact urbanistique sur la localité. Enfin au niveau de Foetz, le site est appelé à devenir le principal pôle d’échange bus-tram de la région Sud, contribuant à un maillage renforcé et plus efficace du réseau de transport. Ces trois pôles sont conçus comme des lieux intégrés, combinant mobilité, services et activités.
Une extension vers la route d’Arlon
Lors de la réunion, Yuriko Backes a également présenté le projet de loi relatif à l’extension de la ligne de tramway sur la route d’Arlon. Le projet prévoit, en parallèle du tram, la création d’une piste cyclable séparée ainsi que de trottoirs larges et sécurisés, répondant aux besoins actuels en mobilité active. Le tram présentera aussi une «innovation majeure» avec sa mise en souterrain sur environ 600 mètres. «L’aménagement permettra une amélioration notable de la route d’Arlon, avec davantage de verdure et un partage équilibré de l’espace entre piétonnes et piétons, cyclistes et automobilistes», précise le ministère.
Le financement est assuré à hauteur d’un tiers par la Ville de Luxembourg, le reste sera pris en charge par l’État, pour un investissement total de 171 millions d’euros.