Aux Hôpitaux Robert-Schuman, une expérimentation menée depuis près d'un an démontre qu'améliorer la qualité de vie au travail peut aussi optimiser la qualité des soins. Une piste qui pourrait inspirer d'autres établissements de santé.
Le constat est connu de tous les acteurs de la santé, qu'ils soient présents au Luxembourg ou ailleurs : le système est sous pression. Vieillissement de la population, hausse des maladies chroniques, départs à la retraite... Tous ces facteurs alimentent une pénurie de personnel qui s'annonce durable pour le pays.
Selon les projections citées par les Hôpitaux Robert-Schuman (HRS), les besoins en personnel infirmier devraient ainsi encore augmenter de 30 % d'ici 2030. Dans le même temps, 62 % des soignants travaillant dans les hôpitaux luxembourgeois sont frontaliers, preuve d'une forte dépendance à un bassin de recrutement (la Grande Région) lui-même confronté à des tensions croissantes.
Mais au-delà du manque de personnel, les HRS ont identifié un autre problème intrinsèquement lié au précédent : le temps consacré au soin. Une étude menée dans le cadre du projet OxySoins révèle que plus de la moitié du temps des soignants n'est pas directement consacrée aux patients. Logistique, gestion du matériel, tâches administratives, coordination ou encore organisation des repas occupent une part importante du quotidien.
Or dans un hôpital, chaque minute passée à remplir un dossier, répondre à un appel ou chercher du matériel est une minute qui n'est pas réellement consacrée au patient. «Le temps qui manque au patient est ...
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