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Un printemps 2026 plus chaud et sec que la normale


(Photo d'illustration : Editpress)

Un printemps chaud et sec a marqué l’année 2026, selon le bulletin saisonnier publié ce lundi. Des conditions qui, pour l’heure, sont restées favorables au secteur agricole.

Le thermomètre a joué au grand écart durant le printemps, avec toutefois une constante : des températures supérieures aux normales de saison et un temps plus sec qu’à l’accoutumée.

Les mois de mars et d’avril ont ainsi été plus chauds que la normale. Quant au mois de mai, il a alterné les extrêmes. Après des épisodes particulièrement frais pour la saison, allant jusqu’à des gelées tardives, la deuxième moitié du mois a été marquée par des températures estivales exceptionnelles.

Le 26 mai, plusieurs stations de l’ASTA ont même enregistré leur température maximale journalière la plus élevée jamais observée pour un mois de mai, sans toutefois dépasser le record absolu national de 33,1 °C, enregistré le 27 mai 2005 à Ettelbruck.

Un déficit de précipitations

Après un hiver déjà sec, les précipitations ont également fait défaut au printemps. Toutes les stations du pays ont enregistré un déficit pluviométrique, compris entre 25 et 57,9 millimètres.

En mars, les écarts par rapport à la période de référence climatique sont restés relativement modérés, avec un déficit variant entre 3,1 et 13,1 millimètres. La situation s’est toutefois nettement aggravée en avril.

Avec des cumuls de précipitations compris entre 9,8 et 25,5 millimètres, le déficit s’est établi entre 22,8 et 39,6 millimètres selon les régions. Le mois de mai a lui aussi été trop sec, avec un manque de pluie compris entre 4,4 et 22,2 millimètres.

Des conditions encore favorables à l’agriculture

Comme nous le soulignions la semaine dernière, l’heure n’est pas à l’inquiétude pour le monde agricole, même si la vigilance reste de mise. Le bulletin printanier va dans le même sens et met en avant des conditions favorables aux semis.

«Les derniers maïs et pommes de terre ont été implantés fin mai et les cultures maraîchères, fruitières et viticoles ont bénéficié de conditions globalement favorables, malgré des besoins accrus en irrigation et quelques épisodes météorologiques contrastés en mai», indiquent les auteurs du rapport.

Les conditions ont également été propices aux premières récoltes fourragères. Si les rendements s’annoncent moyens, la qualité semble prometteuse pour la première coupe ainsi que pour la récolte du foin.

«À ce stade, la chaleur et la sécheresse n’ont pas encore affecté les rendements, mais la situation pourrait rapidement évoluer si les conditions actuelles persistent», conclut le bulletin.

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