Le ministre des Finances veut mobiliser les générations futures dans les domaines de la cybersécurité, de l’espace ou encore de l’automatisation à travers son nouveau dispositif économique de défense.
En réponse à une question parlementaire du député LSAP Mars Di Bartolomeo qui s’inquiétait de voir le gouvernement présenter son nouvel instrument visant à renforcer l’écosystème de la défense financé pour moitié par le Fonds souverain intergénérationnel luxembourgeois, le ministre des Finances Gilles Roth a justifié la démarche.
L’enveloppe de 150 millions d’euros débloquée pour soutenir et attirer des entreprises innovantes actives dans des domaines stratégiques est en effet financée pour partie par le FSIL. De quoi interroger sur le lien entre la défense et la jeunesse du pays. Le FSIL, dont l’objectif, rappelle le ministre, est de «constituer une épargne au profit des générations futures» entend «préserver et faire fructifier les avoirs dans le temps, ce qui requiert des choix d’investissement évolutifs et adaptés aux réalités économiques et géopolitiques du moment.»
Dans «l’intérêt des générations futures»
C’est là que le Fonds national de défense, présenté au début du mois, intervient. Loin d’être un levier supplémentaire d’augmentation du budget en matière de défense pour des équipements militaires traditionnels, le FND cible autant les technologies militaires que civiles dans les domaines de «la cybersécurité, l’espace, les matériaux avancés ou encore l’automatisation», des secteurs prometteurs sur le long terme qui répondent à la politique d’investissement du FSIL. «L’intérêt des générations futures est donc bien au cœur de la démarche», précise le ministre des Finances. Gilles Roth rappelle enfin que la contribution de la FSIL, à hauteur de 25 millions d’euros sur cinq ans (et non les 75 millions d’euros initialement annoncés), «ne représente qu’environ 8 % de l’enveloppe annuelle d’investissement du fonds», garantissant les principes de prudence, de diversification et de soutenabilité.