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[Cinéma] «The Mandalorian and Grogu» : nouvelle mission sur grand écran


(Photo : lucasfilm ltd.)

Après sept ans d’absence au cinéma, l’univers Star Wars revient dans les salles obscures avec The Mandalorian and Grogu, prolongement de la série de Disney+ avec Pedro Pascal.

«La sortie du premier film Star Wars depuis presque sept ans me donne l’occasion d’inviter des gens qui connaissent peut-être Grogu (NDLR : surnommé Baby Yoda) ou le Mandalorien, mais qui n’ont jamais vu un film Star Wars parce qu’ils étaient trop jeunes à l’époque», à découvrir l’univers mythique de la saga au cinéma, se réjouit Jon Favreau, réalisateur de The Mandalorian and Grogu.

Après les trois saisons de The Mandalorian sur la plateforme de streaming Disney+ (créée et écrite par le même Jon Favreau), le chasseur de primes Din Djarin, affublé d’une armure intégrale et d’un casque, est un redoutable guerrier travaillant au service de la République. Alors que l’Empire a été défait, il est missionné pour traquer aux confins de l’univers les anciens dignitaires du régime, qui tentent de rétablir l’ordre ancien. Il est assisté dans sa mission par Grogu, un enfant issu de la même espèce que Yoda, qui lui aussi maîtrise la Force.

Jon Favreau, ancien acteur comique passé maître des films à grand spectacle depuis sa prise en main de la saga Iron Man – qui a lancé le succès des films Marvel – est un fan absolu des effets spéciaux. «J’ai l’impression de faire un tour de magie. C’est un peu un retour à Méliès», l’un des premiers créateurs de trucages au cinéma, s’enthousiasme-t-il. «C’est de l’illusion.» Avec The Mandalorian and Grogu, il a fait usage de toute la palette technique disponible, sans aucun recours à l’intelligence artificielle, promet-il, pour livrer un spectacle ambitieux.

Jouer en armure intégrale est techniquement difficile, mais libérateur

Pedro Pascal

Une bonne partie du long-métrage a aussi été tournée dans des décors réels. «J’étais sur un plateau incroyable, en train de combattre des monstres marins, ce que seul un plateau de Jon Favreau peut offrir», raconte Pedro Pascal. La star de 51 ans, qui a consolidé son statut à l’international grâce à son rôle dans The Mandalorian, a le visage intégralement caché par son casque la majeure partie du temps. Jouer dans ces conditions est «techniquement difficile, mais libérateur», soutient l’acteur.

En réalité, en plus de lui, trois autres acteurs, dont des cascadeurs, endossent le costume du Mandalorien en fonction des scènes tournées. «On espère que tout se joue comme une performance unifiée. Et puis, Pedro est là en salle de montage. On travaille ensemble et il aide à choisir la façon dont, selon lui, le Mandalorien devrait bouger», explique Jon Favreau, qui rappelle que, dans la grande histoire de la saga Star Wars, Dark Vador a lui-même été joué par plusieurs acteurs dans un même film.

Le réalisateur a aussi profité de la technologie pour ressortir une figure mythique de l’univers créé par George Lucas, à savoir le gangster Jabba le Hutt, dont on découvre la descendance. «Avec les anciennes technologies, il aurait été totalement impossible de montrer les Hutts en train de faire ce qu’ils font maintenant», avance-t-il. Les effets spéciaux ont par exemple permis de recréer «des systèmes musculaires, des textures et des simulations de Hutts en train de se battre», en étudiant les mouvements d’éléphants de mer ou de combattants sumo. «Et puis, c’était l’occasion de voir Nal Hutta, leur planète, dont on a entendu parler mais qu’on n’avait encore jamais vue en prises de vue réelles», se réjouit Jon Favreau. Une manière de jeter un pont entre la nouvelle et l’ancienne générations des fans de Star Wars, veut-il croire.

The Mandalorian and Grogu,
de Jon Favreau.

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