Toutes les personnes identifiées en France comme cas contacts de la Néerlandaise décédée de l’hantavirus ont été testées négatives, une « bonne nouvelle » face au risque de propagation du virus sur le territoire.
Ces 26 personnes peuvent encore développer le virus si elles en sont porteuses, celui-ci ayant une durée d’incubation maximale estimée à 42 jours.
Mais les tests négatifs confirment qu’il ne s’est pas développé chez eux pour l’instant.
Et ils indiquent, en l’état actuel des connaissances, qu’elles n’ont jamais été contagieuses.
« C’est une très bonne nouvelle », a réagi Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Saint-Antoine (Paris).
« Même si elles devaient positiver plus tard, elles n’ont pas pu contaminer des personnes avant », a expliqué l’infectiologue.
Et étant donné qu’elles « sont actuellement toutes isolées », elle ne transmettront par le virus si jamais elles développent la maladie.
Risque « très faible »
Les 26 cas contacts ont été hospitalisés dans différents hôpitaux de France.
Huit d’entre eux ont pris l’avion, le 25 avril, au départ de Sainte-Hélène vers Johannesburg, dans le même appareil qu’une passagère néerlandaise du Hondius porteuse de la maladie.
Quatorze autres cas contacts sont montés dans l’avion reliant Johannesburg à Amsterdam que la passagère néerlandaise avait essayé de prendre sans succès.
Cinq passagers du Hondius sont par ailleurs hospitalisés à l’hôpital Bichat à Paris. Quatre d’entre eux se portent bien et ont été testés négativement, mais une femme a développé le virus et se trouve en réanimation dans un état grave.
Les cinq passagers avaient été rapatriés par avion spécial sanitaire depuis les Canaries où le Hondius a déposé tous ses passagers.
Désormais, les autorités sanitaires ne communiqueront plus sur les résultats des cas contacts, à l’exception d’un éventuel test positif, a précisé la ministre.
Selon Lacombe, le risque d’apparition d’un nouveau foyer est « extrêmement faible », bien qu' »un risque, par définition », ne soit « jamais zéro ».
« C’est un virus qui ne se transmet pas tellement de personne à personne » et « dans tous les pays européens, des mesures ont été prises, un peu semblables », même si « certains pays ont été moins fermes », a-t-elle souligné.
Alors que la France avait réclamé une « coordination plus étroite » des protocoles sanitaires dans les pays de l’Union européenne, la présidence chypriote du Conseil de l’UE a annoncé jeudi le renforcement de son mécanisme d’échange d’informations entre les 27.
Selon les données disponibles à ce jour, l’UE considère que le risque pour la population générale en Europe « est très faible », a ajouté la présidence chypriote, en raison notamment « des mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections ».