Une orpheline violoniste en quête d’identité rencontre un certain Antonio Vivaldi, compositeur en quête de reconnaissance. Au bout, un film sur la musique comme moteur d’émancipation.
Les «ospedali» de Venise, institutions séculaires dédiées à l’accueil des orphelin(e)s et autres indigent(e)s, offrent un potentiel narratif passionnant. Imaginez : au départ pensés comme des organismes de charité, ils s’apparentent à un conservatoire d’où émergent de jeunes talents. Pour leurs voix ou leurs maîtrises des instruments, les plus aisés s’y ruent pour entendre des sérénades et des concertos, tandis les maîtres de musique sont courtisés afin d’y apporter un enseignement d’excellence. Ainsi, celui de la Pietà est définitivement rattaché au nom d’Antonio Vivaldi (1678-1741), qui y entra en 1703 comme professeur de violon avant de bouleverser, par son inventivité et sa passion, les codes du baroque.
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