[Ligue des champions] Une semaine après avoir émerveillé la planète foot, le Bayern et le PSG se retrouvent mercredi pour continuer de faire rêver, et avec l’objectif ultime de se hisser en finale.
À l’issue de la demi-finale aller entre le PSG et le Bayern Munich (5-4), tous les superlatifs ont été utilisés tant le niveau de jeu était à son apogée à Paris. Et l’entraîneur parisien Luis Enrique l’a assez bien résumé : «C’était un match de football unique pour moi. On a gagné le match. Mais on aurait pu faire match nul, et on aurait pu perdre le match, et ça n’aurait pas été injuste». Alors, la question avant retour est simple : les joueurs seront-ils capables de renouveler pareille prestation pour tenir les promesses de l’aller et atteindre de nouveaux sommets? Le petit but d’avance du PSG peut laisser présager d’un nouveau scénario fou. La prodigieuse symphonie du jeu jouée par les 22 artistes mardi dernier a même pu faire oublier l’essentiel : une place en finale de la compétition reine à Budapest le 30 mai.Ce serait la troisième en sept ans pour le PSG et une deuxième consécutive pour Luis Enrique, dans les pas de Zinédine Zidane et ses trois titres consécutifs à la tête du Real Madrid en 2016, 2017, et 2018.
Voir Budapest permettrait au PSG de rejoindre un cercle fermé de clubs, dont le Real Madrid, Liverpool, ou le Bayern notamment, qui ont disputé au moins deux finales consécutives de Ligue des champions dans sa nouvelle formule depuis 1992/1993.Cela validerait surtout encore plus le projet du PSG, qui s’appuie désormais sur un collectif, sans réelle mégastar après la période Neymar-Mbappé-Messi. Sextuple champion d’Europe, le Bayern vise lui une 12e finale européenne, la dernière remontant au sixième sacre de 2020, une victoire contre le … PSG (1-0) sur un but de Kingsley Coman dans un triste huis clos en raison de la pandémie de Covid-19.
Mercredi à l’Allianz Arena, le PSG retrouve le théâtre de son rêve, où il a remporté sa première Ligue des champions il y a un peu moins d’un an (31 mai), lors d’une démonstration contre l’Inter Milan (5-0). Libérés de cette pression qui les étouffait par le passé, les Parisiens semblent aujourd’hui moins douter lors des grandes échéances.
La défense, le seul doute parisien
Ils disputent leur cinquième demi-finale en sept ans (2020, 2021, 2024, 2025 et 2026) et la dernière élimination à ce stade de la compétition remonte à 2024 contre Dortmund (défaites 1-0 à l’aller et au retour), quand les joueurs de Luis Enrique s’étaient heurtés à leur inefficacité offensive.
Tout cela semble loin à la vue des cinq buts inscrits la semaine dernière. Depuis deux ans, tout a changé : Ousmane Dembélé est devenu le leader offensif (et même défensif) qu’il rêvait d’être, Khvicha Kvaratskhelia enchaîne les prestations de haut vol, le pressing est intense, les transitions sont limpides et le milieu est l’un des meilleurs d’Europe.
Paris est désormais tout aussi fort au Parc des Princes qu’à l’extérieur, grâce à un mélange de force mentale, de solidarité collective et de l’insouciance de sa jeunesse. Le quart de finale retour il y a trois semaines à Liverpool (victoire 2-0) en est le meilleur exemple.
Le seul doute réside dans sa défense. Face au trident offensif flamboyant du Bayern (Luis Diaz, Michael Olise et Harry Kane), l’arrière-garde emmenée par Marquinhos et Willian Pacho a souffert à l’aller. Et l’absence du latéral droit Achraf Hakimi, blessé à la cuisse, ne va pas arranger les choses.
«Ce n’est pas seulement une question de style individuel, mais avant tout un système qui fonctionne. Chez nous, c’est pareil : peu importe qui joue au poste de latéral, le profil reste le même», a commenté ce week-end Joshua Kimmich, certain qu’un nouveau spectacle aura lieu. «On ne va pas changer notre style de jeu et notre ADN, on a été trop performant jusque-là pour ça», a prévenu le milieu de terrain du Bayern. Vivement mercredi soir.