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Fraude Luxtrust : un suspect arrêté en Espagne


(Photo : luxtrust)

Le parquet a communiqué samedi sur l’arrestation d’un Luxembourgeois de 22 ans en Espagne.

Dans le cadre d’une vaste enquête menée par le service de police judiciaire sous l’autorité des magistrats luxembourgeois, un homme soupçonné d’être l’un des principaux organisateurs d’escroqueries de type «fraude Luxtrust» et d’attaques de phishing a été interpellé en Espagne à la fin du mois de février, a raaporté le parquet samedi.

L’opération a bénéficié du concours du réseau européen Enfast, et plus particulièrement des équipes FAST du Luxembourg et d’Espagne. Le suspect est présenté comme ayant joué un rôle central dans l’organisation de ces fraudes, en coordonnant le réseau et en recrutant d’autres participants pour exécuter différentes tâches. Il est aussi soupçonné de blanchiment de fonds issus de ces escroqueries.

Visé par un mandat d’arrêt européen, ce résident luxembourgeois de nationalité luxembourgeoise, né en 2004, a été remis aux autorités judiciaires luxembourgeoises le jeudi 26 mars dans la soirée. Présenté le lendemain à un juge d’instruction à Luxembourg, il a fait l’objet d’un mandat de dépôt.

À ce stade, les faits sont susceptibles d’être qualifiés notamment d’escroquerie, de fraude informatique, de vol, de blanchiment, ainsi que de participation à une organisation criminelle ou à une association de malfaiteurs.

L’ampleur exacte des faits qui lui sont reprochés reste encore à préciser. Le parquet rappelle toutefois qu’en 2024 et 2025, plus de 700 plaintes liées à des fraudes de type Luxtrust ont été enregistrées par la police, pour un préjudice total de plus de 10 millions d’euros.

L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue exacte des agissements, identifier d’éventuels complices et retracer les flux financiers générés par cette activité criminelle.

Le parquet rappelle par ailleurs qu’aucune banque, aucun prestataire de services financiers ni Luxtrust ne demande à ses clients de transmettre des données de sécurité, mots de passe ou codes confidentiels, ni de valider des opérations après un appel, un message ou un lien suspect. Il souligne aussi que ces institutions ne se déplacent pas au domicile des clients pour récupérer des cartes bancaires ou d’autres objets de valeur.

La personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence.

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