Déi Lénk a réagi, ce mercredi, aux arguments du gouvernement et du patronat contre une hausse structurelle du salaire minimum.
Au lendemain du clash qui a opposé le ministre du Travail, Marc Spautz, à l’Union des syndicats OGBL-LCGB sur le sujet de la hausse du salaire minimum, déi Lénk publie un communiqué dans lequel le parti soutient une telle augmentation. Il appuie son argumentaire sur le fait que le contexte actuel risque de plonger les 70 000 salariés qui perçoivent actuellement le salaire minimum au Luxembourg dans de grandes difficultés financières.
Il poursuit en démontant les arguments mis en avant par le patronat. Tout d’abord l’index. Déi Lénk rappelle que cet instrument ne compensera qu’a posteriori les fortes hausses de prix auxquelles nous sommes confrontés actuellement. «Les personnes dépendant d’un salaire ne récupèrent que ce qu’elles ont perdu à cause de l’inflation», indique le parti. «Il en va de même pour l’ajustement, qui adapte le salaire minimum tous les deux ans à l’évolution des salaires. Cette adaptation est d’ailleurs absolument nécessaire dans un pays où le travail ne protège plus de la pauvreté», poursuit-il.
Enfin, le parti s’attaque au ministre Marc Spautz, en notant qu’il met «sa réputation et son héritage politique en jeu s’il continue à tenter d’embellir le démantèlement social du gouvernement CSV-DP».
Pour terminer, déi Lénk met en avant quatre demandes. La première vise une mise en œuvre rapide de la directive européenne sur les salaires minimums, qui entraînerait une augmentation substantielle du salaire minimum. La Gauche continue en exigeant le maintien de toutes les tranches indiciaires prévues ainsi que la mise en place d’un plafonnement des prix des énergies fossiles, afin de freiner l’inflation et d’éviter que les prix de l’électricité n’augmentent. Enfin, le parti d’opposition souhaite une augmentation massive des investissements dans les énergies renouvelables.