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Salaire minimum : clash entre les syndicats et le ministre Spautz


En réponse au refus du gouvernement de procéder à une hausse structurelle du salaire minimum, l’union syndicale OGBL-LCGB compte lancer une nouvelle mobilisation. (Photo : archives lq)

Une réunion d’urgence sur le salaire minimum s’est soldée par un échec retentissant. L’Union des syndicats OGBL-LCGB a obtenu confirmation que le gouvernement ne procédera pas à une hausse structurelle. Un retour dans la rue se dessine.

Après un moment d’hésitation, Nora Back tranche : « Oui, il s’agit d’un clash. Le plus important depuis le fameux 8 octobre 2024, lorsque nous avons quitté la table après l’annonce d’une remise en question de notre droit exclusif de négocier des conventions collectives. »

«Pour la deuxième fois avec ce gouvernement, le dialogue social connaît un échec. Nous sommes à nouveau arrivés au point mort», renchérit Patrick Dury.

«Nous avons compris le message»

Les coprésidents de l’Union des syndicats OGBL-LCGB étaient montés au créneau pour fustiger, vendredi dernier, un nouveau cavalier seul du gouvernement sur le salaire social minimum. Le ministre du Travail, Marc Spautz, avait dans la foulée souligné qu’aucune décision n’était encore prise. Le ton semble avoir changé ce mardi lors de la réunion d’urgence demandée par le camp syndical.

«Nous avons compris le message. Le ministre nous a présenté une nouvelle méthode de calcul pour faire correspondre le salaire minimum à 60 % du revenu médian, ce qui revient à dire que le gouvernement ne compte rien entreprendre», s’offusque Nora Back.

L’ajustement et l’index jugés suffisants

Le calcul qui devrait être retenu est le suivant : l’ajustement bisannuel du salaire minimum (+3,8 % au 1er janvier prochain), combiné aux deux prochaines tranches indiciaires de 2,5 % chacune (total de 8,8 %), serait suffisant pour se rapprocher du seuil de 60 %.

Il ne s’agit pas de la hausse structurelle de 11 % revendiquée par les syndicats, soit environ 300 euros par mois, qui porterait le salaire minimum à 3 000 euros bruts par mois au lieu des 2 700 euros actuellement en vigueur.

La méthode de calcul que le gouvernement devrait acter avant Pâques ne tient nullement la route aux yeux de l’OGBL et du LCGB. Ils déplorent qu’aucune négociation n’ait eu lieu sur le sujet. La réunion de ce mardi a duré 50 minutes chrono.

«Ils vont nous entendre autrement»

«S’ils ne veulent pas nous écouter à la table des négociations, ils vont nous entendre autrement», annonce Nora Back. Son homologue Patrick Dury précise que l’Union des syndicats va se concerter dans les jours à venir pour décider de la riposte.

Vendredi dernier, un retour dans la rue, comme ce fut le cas lors de la manifestation nationale de fin juin 2025, n’a pas été exclu.

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