Accueil | Sport international | [Cyclisme] Pogacar : «Le futur du cyclisme s’annonce radieux»

[Cyclisme] Pogacar : «Le futur du cyclisme s’annonce radieux»


Tadej Pogacar ne sait pas encore s'il va enchaîner avec le Tour d'Espagne. (Photo : afp)

APRÈS LE TOUR DE FRANCE Tadej Pogacar s’est dit «très heureux et très fier» de remporter son cinquième succès même s’il avait surtout hâte de rentrer à la maison.

Que représente le fait d’égaler le record de cinq victoires?
Tadej Pogacar : Je suis très heureux et très fier de gagner un cinquième Tour. Chaque victoire a une signification particulière, une émotion différente, sa propre histoire. C’est un sentiment incroyable de porter le maillot jaune et de franchir la ligne d’arrivée à Paris en vainqueur. Mais là je veux savourer, vivre le moment présent, ne pas penser à l’histoire. Juste rentrer chez moi, me détendre et profiter des choses simples de la vie.Comment avez-vous vécu le final de la dernière étape aux côtés de Mathieu van der Poel?On ne s’est pas parlé, on a juste roulé jusqu’à la mort, jusqu’à l’arrivée. On savait qu’on devait tout laisser sur le bitume, je n’avais plus rien à la fin, il a remporté une magnifique victoire.

Quel est votre programme maintenant?

J’ai mon critérium dans ma ville natale vendredi soir avec quelques coureurs du Tour ainsi que le « Pogi challenge » avec les familles, les enfants et des amateurs ce week-end. Un peu de travail avec ma fondation. Et après je veux aller voir le Tour de France femmes pour voir Urska (Zigart, sa compagne) courir.

Vous avez encore suffisamment de fraîcheur pour enchaîner sur la Vuelta?

Si ça commençait demain, je dirais non, mais j’ai encore deux semaines pour me décider.

Vous avez fait l’objet d’un contrôle antidopage nocturne. Sentez-vous une suspicion sur vos épaules à cause de votre domination?

Non… depuis que je fais le Tour, en 2020, j’ai eu des contrôles un peu fous. Avant les étapes-reines par exemple, ça a dû m’arriver quatre ou cinq fois sur sept d’être testé dans le bus trente minutes avant le départ. Les contrôleurs font leur boulot. Ça fait juste partie de ma vie. Quand j’entends frapper à ma porte, la première chose à laquelle je pense c’est : les contrôleurs sont là. Pour moi c’est devenu comme aller au supermarché. J’en ai tellement.

Il faut que je garde les pieds sur terre

Avez-vous connu un souci de santé pendant ce Tour?

Non cette année, aucun problème, j’ai vécu un super Tour. On a eu quelques gars malades dans l’équipe. Faut voir qu’on court trois semaines dans un peloton avec plein de gens qui crachent et se mouchent, les fans aussi.

L’année dernière, vous aviez parlé de burn-out mais cette fois vous sembliez plus heureux?

Ce n’est pas que je souffrais de burn-out, mais j’étais conscient que ça pouvait arriver et je le suis toujours. C’est pourquoi aussi je ne dis pas aujourd’hui si je vais à la Vuelta ou à telle autre course alors que le Tour de France vient juste de s’achever. Il faut que je garde les pieds sur terre.

Que pensez-vous des jeunes, peuvent-ils devenir des rivaux?

Cette génération a l’air très aiguisée. Je suis heureux d’avoir Isaac (Del Toro) à mes côtes, peut-être que je peux être une sorte de mentor, lui apprendre encore deux, trois trucs, même s’il est déjà très futé. D’autres arrivent aussi, super forts. Je pense que le futur du cyclisme s’annonce radieux.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.