La nouvelle crise de l’énergie provoquée par la guerre dans le golfe Persique a fait des heureux en Europe du côté des concessions automobiles. Les ventes de voitures électriques neuves ont en effet explosé au mois de juin : elles ont bondi de 40 % par rapport à juin 2021. En cinq ans, la révolution qui était déjà en marche appuie sur l’accélérateur. Concrètement, plus de 25 % des véhicules neufs vendus en juin étaient électriques, soit 275 060 voitures de ce type en plus qui circulent maintenant sur nos routes. Le déclic a débuté dès les premiers bombardements dans les pays de la région du golfe Persique. Les affrontements ont fait exploser les prix du pétrole. Ce n’était pas une surprise : la région productrice d’or noir a vu ses installations ciblées par cette guerre. Sans compter la fermeture du détroit d’Ormuz qui a créé une vive inquiétude pour le commerce mondial. Même si l’écrasante majorité du pétrole de la région ne va pas en Europe, la crise a fait paniquer les Bourses et provoqué la hausse des prix du baril, devenu plus rare et donc plus cher.
Ce n’est pas la première fois que les automobilistes prennent une crise pétrolière en plein visage. On se souvient tous des mois et des mois de hausses à cause de la guerre en Ukraine. La crise du pétrole n’est pas nouvelle. Il y a eu évidemment aussi les graves crises des années 70. L’Allemagne, entre autres, avait interdit aux automobilistes de circuler sur les autoroutes le week-end tellement le problème était grave. Pour vous dire… Mais, cette fois-ci, les conducteurs ont une alternative pour échapper aux restrictions ou à une forte hausse des prix : la voiture électrique. Ces dernières crises énergétiques ont, c’est certain, fait basculer ceux qui pouvaient hésiter encore, d’autant plus que les autonomies s’allongent au fil des ans. Cette année, un record absolu a même été battu en Europe, avec plus de 1 240 000 modèles électriques écoulés sur le premier semestre. Et ce n’est pas près de se calmer. Quand on regarde la situation géopolitique mondiale, tout semble fragile et une nouvelle crise semble en remplacer une autre. Les concessionnaires se frottent les mains.