Bergame est le dernier représentant italien en C1. Et cette saison, il adore jouer les clubs allemands.
Retrouver l’Atalanta à ce stade, après son piètre début de saison est par contre une surprise de taille, même pour les plus fervents des supporters de la «Dea».
Le départ de l’emblématique Gian Piero Gasperini, pour l’AS Rome après neuf saisons et un sacre en Ligue Europa, en 2024, a en effet secoué le club lombard.
Son successeur Ivan Juric, dont la nomination avait suscité bien des réserves, n’a tenu que trois mois. Il a été licencié le 10 novembre alors que l’Atalanta était 13e de la Serie A et n’avait gagné que deux matches, pour sept nuls et deux défaites. L’arrivée de Raffaele Palladino, ancien entraîneur de Monza et de la Fiorentina qui a longtemps tenu la corde pour succéder à Gasperini avant que Juric ne lui soit préféré, a relancé l’Atalanta, sans toutefois faire des étincelles.
Dortmund s’en souviendra longtemps
Son équipe qui n’a concédé que six défaites toutes compétitions confondues lors des cinq derniers mois, s’est repositionnée à la 7e place et, en Ligue des champions, a notamment écœuré Francfort (0-3) et surclassé Chelsea (2-1). Et les Bergamasques ont, selon leur coach, écrit «l’une des plus belles pages de l’histoire du club» en terrassant Dortmund en barrages. Battus 2 à 0 à l’aller, ils ont submergé le Borussia 4 à 1 au retour, avec le but de la qualification inscrit au bout du temps additionnel.
Palladino a pourtant perdu son principal argument offensif, le Nigérian Ademola Lookman, auteur d’un triplé en finale de la Ligue Europa 2024 et parti à l’Atlético Madrid en janvier.
Mais il a dans son effectif celui qui est considéré comme le meilleur gardien de Serie A Marco Carnesecchi, un meneur (Charles De Ketelaere), qui a enfin trouvé un club pour s’épanouir et le revenant Gianluca Scamacca, déjà douze buts au compteur après une saison 2024/2025 blanche sur blessure. Suffisant pour renverser le Bayern et amener l’Italie en quarts?