Comme chaque année, le Luxembourg s’apprête à célébrer ce dimanche le Bretzelsonndeg, ou «dimanche des bretzels», une tradition populaire profondément ancrée dans la culture du pays. Cette fête de l’amour est célébrée le quatrième dimanche de carême et met à l’honneur une spécialité pâtissière emblématique : le bretzel sucré.
Selon la coutume, un homme offre à sa bien-aimée un bretzel (une pâtisserie réalisée à partir de pâte feuilletée, recouverte d’un glaçage au sucre et d’amandes) pour lui déclarer son amour. Si ses sentiments sont partagés, la femme lui offrira un œuf le jour de Pâques.
Dans le cas contraire, l’amoureux éconduit reçoit un panier vide, une situation qui a donné naissance à l’expression luxembourgeoise «De Kuerf kréien», littéralement «recevoir le panier», signifiant essuyer un refus.
La tradition comporte également une particularité lors des années bissextiles : les rôles sont inversés. Ce sont alors les femmes qui offrent un bretzel à leur amoureux, et les hommes doivent à leur tour espérer recevoir un œuf à Pâques… ou un panier vide.
À quelques jours de cette célébration, la Confédération Liewensmëttelhandwierk organisera ce mardi à partir de 15 h 45 un défilé festif dans la capitale. Les artisans boulangers-pâtissiers parcourront les rues de Luxembourg pour distribuer des bretzels aux passants et faire découvrir cette tradition gourmande aux habitants comme aux visiteurs.