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Des PFAS dans le sang de deux élues


Les députées Djuna Bernard (à g.) et Joëlle Welfring (au c.), en discussion avec l'eurodéputée verte Tilly Metz. (Photo : hervé montaigu)

Déi Gréng alertent sur la présence généralisée des PFAS, des «polluants éternels» utilisés dans de nombreux produits industriels et de consommation courante. Persistantes et bioaccumulables, ces substances sont associées à des risques accrus de cancer, d’infertilité, d’atteintes aux organes et à des effets neurotoxiques.

Pour illustrer l’ampleur du phénomène, les députées Joëlle Welfring et Djuna Bernard ont fait analyser leur sang. Sur 13 PFAS recherchés, cinq ont été détectés chez les deux élues.

Les concentrations mesurées correspondent à la moyenne européenne, confirmant que l’exposition est structurelle et touche l’ensemble de la population.

Malgré des interdictions progressives au niveau international, ces substances demeurent donc présentes dans l’environnement et dans l’organisme humain. Déi Gréng estiment qu’il est moins coûteux de stopper les émissions à la source que de financer ultérieurement la dépollution et les coûts sanitaires.

Le parti réclame donc un plan national anti-PFAS assorti d’un calendrier contraignant : interdiction à la source, protection des zones de captage d’eau potable, renforcement de la surveillance de l’eau, des sols et des aliments, programme national de biosurveillance et transparence accrue envers la population.

Sur le plan européen, déi gréng plaident pour une large interdiction des PFAS, une régulation par groupes de substances et l’application stricte du principe pollueur-payeur.

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