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L’argent n’est pas tout

Les États-Unis ne se résument pas à Donald Trump. Et même en étant président, Donald Trump ne représente pas l’ensemble des États-Unis. Le Grand-Duché a donc raison de continuer à entretenir et à tisser des liens étroits avec des partenaires américains. Ou pour citer le Grand-Duc Guillaume, en mission économique cette semaine à New York : «Le Luxembourg reste résolument engagé dans son partenariat avec les États-Unis». Le souverain réaffirme ainsi le credo appliqué par le Premier ministre, Luc Frieden, depuis la réélection de Donald Trump . «Le Luxembourg et les États-Unis sont des alliés et partenaires proches et partagent une longue histoire de valeurs communes. Je compte travailler dur pour bâtir un partenariat transatlantique solide, conformément aux principes et aux intérêts du Luxembourg», avait-il clamé le 7 novembre 2024, quelques heures après l’officialisation du retour du magnat de l’immobilier à la Maison-Blanche.

Les États-Unis constituent le deuxième partenaire commercial du Grand-Duché en dehors de l’Europe, avec une part de marché de 25 %. La valeur des produits exportés oscille entre 400 et 500 millions d’euros (0,5% du PIB). Les importations se situent entre 600 et 700 millions d’euros par an. Il n’est donc pas surprenant que la première mission économique du Grand-Duc Guillaume, en tant que chef de l’État, l’ait mené outre-Atlantique. Quatre ministres et une importante délégation d’entreprises issues du spatial, du numérique et de la défense ont accompagné le souverain. Le petit Luxembourg est respecté aux États-Unis. En témoigne le choix de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, d’implanter au Grand-Duché le bureau européen de sa société spatiale Blue Origin.

Malgré tout, on ne peut ignorer que Donald Trump ne respecte nullement les principes et valeurs mis en avant par le Grand-Duc Guillaume : le libre-échange et le système multilatéral «fondé sur des règles, qui garantit l’équité, la prévisibilité et la stabilité». L’argent règne, certes. Mais cela n’excuse pas tout. Les actes et les propos du président américain sont dangereux, indignes et bafouent sans relâche l’État de droit, le droit international et même les règles élémentaires de politesse. Il faut savoir le dénoncer haut et fort.

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