Pour sortir de l’impasse, le parti met sur la table quatre mesures en soutien, notamment, aux promoteurs publics.
Déi Lénk s’attaque à nouveau à la crise du logement en pointant, cette fois-ci, le «Logementsdësch» organisé par le gouvernement de Luc Frieden. Deux ans après le lancement de la table ronde logement, le parti établit que les mesures visant à relancer le marché n’ont pas pris. À l’inverse, «la production de logements reste insuffisante, le marché du neuf ne redémarre pas durablement et l’accès au logement demeure hors de portée pour une part croissante de la population», dénonce-t-il. «Les mesures adoptées ont principalement cherché à relancer le marché privé, sans s’attaquer aux causes structurelles de la crise», renchérit déi Lénk.
En réponse, le parti souhaite soutenir les promoteurs publics avec l’objectif «d’accélérer la construction de logements publics et abordables». Dans cette dynamique, il liste quatre mesures dont la première vise à plafonner les loyers afin de protéger les locataires et mettre un frein à la spéculation. Le second axe consiste en des investissements massifs dans le logement public et social. Investir permettrait, selon déi Lénk, de «renforcer les promoteurs publics et à but non lucratif, augmenter leurs capacités financières et opérationnelles, et faire du logement abordable une priorité nationale».
La troisième proposition émise par déi Lénk repose sur une volonté de soutenir les communes et les initiatives sans but lucratif en utilisant les moyens publics afin «d’accélérer les projets et d’éviter que les ressources restent bloquées ou inefficacement utilisées». Enfin, la dernière mesure suggère de se concentrer sur les conditions de travail de la main-d’œuvre en revalorisant le salaire social minimum pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi en créant une entreprise de construction publique dont la mission serait la construction de logements publics.
«Déi Lénk est prêt à porter ce changement de cap : réguler le marché, investir dans le logement public et garantir un accès abordable et digne pour toutes et tous» conclut le parti, en rappelant qu’en 2017, il avait déjà mis en garde contre les causes qui, aujourd’hui, aggravent la crise du logement.