Depuis quelques années, elle a fait du pouvoir féminin et la mise en valeur de la condition des femmes son credo chorégraphique : la danseuse Laura Arend raconte ce combat de tous les jours, alors qu’elle fait l’actualité au Luxembourg.
Avec son nom, on la croirait luxembourgeoise. Mais Laura Arend est bien française, de Forbach pour être précis, bien qu’elle ait trouvé dans le Grand-Duché un pays de cœur, soutien crucial pour ses pièces depuis 2017 et ANNA. Depuis, pour tous ses projets, concrets ou embryonnaires, le Trois CL lui ouvre ses portes, elle, l’amie de Jill Crovisier que l’on a pu voir à l’ouverture d’Esch 2022, à Vianden ou encore à Rumelange pour le mini-film documentaire George(tte).
Bientôt mère d’un troisième enfant, Laura Arend sait combien il est difficile de combiner maternité et travail. Mais elle s’accroche et le clame haut et fort : la danse peut être une arme puissante contre les clichés et les normes patriarcales. Nouvelle démonstration cette semaine avec IARA qui, avec trois danseuses sur scène (Catarina Barbosa, Miranda Silveira et Mathilde Plateau), rend hommage aux figures des amazones, tout en questionnant les notions de pouvoir, d’identité et de liberté. Confidences à l’heure où la lutte pour l’égalité des sexes s’intensifie.
Votre compagnie, LAC, est en équilibre entre deux territoires : le Luxembourg et la France. Ce grand écart est-il compliqué?
Laura Arend : Non, pas vraiment. D’abord, j’ai trouvé une astuce : en France, LAC, c’est l’acronyme pour Laboration Art Company, alors qu’au Luxembourg, elle devient Liewen, pour "vie". Malin, non? Ensuite, pour être honnête, cet écart géographique se referme de plus en plus : les soutiens, le plaisir de créer… c’est au Luxembourg que ...
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