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[Tour de France] Sagan remporte la 11e étape, les coureurs privés du Ventoux jeudi


Peter Sagan a battu le Britanique Chris Froome lors du sprint de la 11e étape. (Photo : AFP)

Alliés d’un jour, le Britannique Chris Froome, porteur du maillot jaune, et le Slovaque Peter Sagan, vainqueur au sprint, ont enflammé le final de la 11e étape du Tour de France, mercredi, à Montpellier, après une journée de stress pour les favoris. Jeudi, la 12e étape vers le Mont Ventoux sera finalement raccourcie pour cause de mauvaises conditions météo sur le Mont Chauve.

Sur la ligne, Sagan, champion du monde en titre, a devancé Froome et a enlevé son deuxième succès depuis le départ. Froome, deuxième de l’étape, a grignoté 6 secondes à ses adversaires pour le classement général. Il a empoché aussi 6 secondes de bonification pour porter sa marge de sécurité à 28 secondes sur le Britannique Adam Yates, deuxième du classement général.

A la veille du Ventoux, le grimpeur colombien Nairo Quintana compte 35 secondes de retard sur le maillot jaune, qui a réussi un nouveau contre-pied. Le Britannique était déjà passé à l’attaque par surprise, pour gagner la 8e étape à Bagnères-de-Luchon. Cette fois, Froome a sauté sur l’occasion quand Sagan, offensif comme à son habitude, a attaqué à 13 kilomètres de l’arrivée avec l’un de ses coéquipiers, Maciej Bodnar, champion de Pologne du contre-la-montre.

Sous haute tension

Le retard mis par ses adversaires à s’organiser a permis à Froome, aidé par le Gallois Geraint Thomas, de compter une vingtaine de secondes d’avance à l’entrée de Montpellier et préserver une courte marge sur la ligne. Du haut de ses 80 printemps, l’ancien champion Raymond Poulidor l’avait annoncé avant le départ de Carcassonne: « Attention au vent ! Il y aura des cassures ! »

Les candidats au podium, de fait, ont vécu sous haute tension cette journée de tous les dangers, en cas de chute, crevaison ou mauvais placement, sur les routes de l’Aude et de l’Hérault exposées aux rafales de la tramontane. Le peloton s’est morcelé à plusieurs reprises, sous les coups de boutoir des équipes disposant de rouleurs puissants (Tinkoff, Etixx, Trek, BMC, Sky). Mais Nairo Quintana, le grimpeur colombien qui avait lâché plus d’une minute l’an passé sur les routes de Zélande dès le début du Tour, ne s’est pas laissé surprendre cette fois. Pas plus que Romain Bardet, très vigilant et bien entouré. Sauf en fin de parcours.

Le mythe du Ventoux

Poussé par un fort vent 3/4 arrière, le premier peloton a rejoint à 61 kilomètres de l’arrivée les deux coureurs échappés dès les premières minutes, le champion de France Arthur Vichot et l’Australien Leigh Howard.

Un second groupe fort de 81 coureurs, parmi lesquels Thibaut Pinot, porteur du maillot à pois, a pu revenir ensuite sur la tête de la course à 35 kilomètres de l’arrivée. En début d’étape, le Français avait été l’un des coureurs pris dans les chutes provoquées par le vent.

Les grimpeurs seront plus à l’aise, jeudi, sur les pentes du Mont Ventoux, malgré le vent fort de nature à changer la donne. La 12e étape du Tour de France se terminera d’ailleurs au Chalet Reynard, à 6 kilomètres du sommet, à cause des conditions météo, a annoncé le directeur Christian Prudhomme.

L’arrivée devait initialement être jugée au sommet du Géant de Provence, l’un des mythes du Tour. Mais les violentes rafales de vent prévues par la météo, « pouvant dépasser 100 km/h », ont amené les organisateurs à prendre cette décision à la veille de l’étape, « pour des raisons de sécurité ».

« Il y a eu aujourd’hui des rafales jusqu’à 104 km/h et on ne peut pas décider au dernier moment », a expliqué le directeur du Tour qui s’est entretenu avec le préfet de Vaucluse et le président du département. « La course aura lieu sur les pentes les plus raides mais dans la partie la plus abritée avant la partie lunaire, tout en haut. La bagarre sera formidable, j’en suis certain », a ajouté Christian Prudhomme. « C’est une décision d’organisateurs responsables », a conclu le directeur du Tour.

Le porteur du maillot jaune, le Britannique Chris Froome, a approuvé le choix des organisateurs: « C’est un col légendaire, où j’ai gagné en 2013. Mais si c’est dangereux… »

Le Quotidien/AFP

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