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[Cyclisme] Retour sur les pavés à travers la Flandre


Greg Van Avermaet est la tête d'affiche de l'épreuve. (Photo AFP)

Même si tous les coureurs qui seront vendredi alignés sur le Grand Prix E3 à Harelbeke ne sont pas là, on remarque Van Avermaet, Terpstra…

Chacun a sa méthode pour parvenir au top de sa forme sur le Tour des Flandres puis sur Paris-Roubaix, les deux classiques reines de la catégorie flandrienne. Certains effectueront quelques réglages sur une épreuve qui devrait se tenir, malgré les attentats de Bruxelles.

Il y a ceux qui, fort d’une expérience longue comme le bras, économisent au maximum leurs efforts. Comme Fabian Cancellara ou Tom Boonen. Puis il y a des coureurs comme Niki Terpstra et Greg Van Avermaet, qui effectuent en course leurs derniers réglages. Sans jamais donner l’impression de se lasser.

Ce n’est pas simple de tenir à jour le décompte des efforts et des récupérations dans le cyclisme de haut niveau. Ainsi, Jempy Drucker qui, pour la première fois de sa carrière, bénéficie d’une préparation minutieuse acquise sur les routes de Tirreno-Adriatico, sera sans doute devant son poste de télévision et un coca bien frais, pour savourer cette répétition du Grand Prix de l’E3, où vendredi tout le monde sera là, World Tour oblige.

Greg Van Avermaet, vainqueur du Het Nieuwsblad fin février, espère quant à lui poursuivre sa quête, dans sa spirale du succès. «C’est agréable d’avoir déjà une victoire sur le sol belge cette saison. Peu importe où vous vous alignez, vous êtes en course pour gagner, mais les courses belges me motivent encore plus. Mes jambes sont vraiment bonnes en ce moment et les gars ont fait un travail incroyable pour me soutenir, donc je suis confiant», explique-t-il.

Attention à Tiesj Benoot

Ce que ne dément pas Fabio Baldato, son directeur sportif : «Nous sommes bel et bien entrés dans la saison maintenant, et il n’est plus question d’entraînement. Le travail acharné porte ses fruits et nous avons vu que Greg (Van Avermaet) et les autres coureurs sont en grande forme. Je pense que nous pouvons avoir quelques beaux résultats cette semaine.»

Évidemment, tous leurs adversaires ne se laisseront pas faire sans réagir. À cet égard, certaines formations paraissent mieux armées que d’autres. L’équipe Lotto Soudal affiche en effet quelques beaux calibres, comme par exemple son fameux espoir, Tiesj Benoot, qu’on verrait bien aujourd’hui, enflammer les pavés des Flandres.

Par ailleurs, on aura toujours un œil sur Stjin Devolder, l’ancien double vainqueur du Tour des Flandres, cherchant visiblement à redorer son blason avant de penser, enfin, à prendre la pension. Mais à Waregem, on assiste souvent à l’émergence d’un jeune champion. Et si Jelle Wallays cherchait à confirmer…

Denis Bastien

Alex Kirsch : « Je veux toujours mieux faire »

Il sera le seul représentant luxembourgeois au départ, ce mercredi. L’an passé, il s’était montré… Déjà un an. Sous la pluie, Jempy Drucker avait tutoyé le top 10 pour finir 11e. Et Alex Kirsch s’était payé une longue fugue avant de céder sur une vacharde fringale.

Comment vous sentez-vous avant cette semi-classique flandrienne ?

Alex Kirsch : Je me sens assez bien. J’avais assez lourdement chuté dans la dernière étape de la course par étapes que nous avons effectuée en Croatie et j’avais encore mal à la hanche la semaine dernière dans Nokere Koerse. Cela allait mieux vendredi à la Handzame Classic. Et depuis, ça va bien. Je suis prêt pour Waregem.

Il s’agira de votre deuxième participation…

L’an passé, j’étais parti en échappée, il pleuvait et j’avais été pris de fringale. Malgré tout, j’ai le souvenir d’une bonne journée.

Quelles seront vos ambitions cette année ?

Je veux toujours mieux faire. En Croatie, j’ai prolongé les étapes par une heure d’entraînement supplémentaire. Et je pense que j’en ressens les effets malgré les séquelles de la blessure. Vendredi, sur la Handzame Classic, je me sentais bien. Bon, il suffit de regarder la liste des engagés pour comprendre que c’est relevé. Inutile de songer à un top 5. Mais j’espère bien faire une belle course.

Retournerez-vous en échappée ?

Difficile de le prévoir. L’an passé, l’échappée est allée loin (NDLR : le vainqueur, Jelle Wallays, figurait en effet dans l’échappée initiale). Donc, pourquoi pas ?

Quels sont les points clés de la course ? Le Quaremont et le Paterberg. Avec l’équipe, on est restés en Belgique et on roule sur ces monts, en reconnaissance.

Quel sera votre leader ?

Ciolek était malade la semaine dernière. S’il est présent dans le final, on roulera pour lui. Mais on ne sait pas comment la course va se dérouler. Sur ce type de course, on ne peut rien prévoir.

Recueilli par D. B.
L’entretien s’est déroulé la veille des attentats de Bruxelles.

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