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[Basket] La balle est dans le camp de la FLBB


Quelle sera la suite à donner à cette saison si particulière? C’est à la fédération de trancher désormais. (photo Jerry Gerard)

L’assemblé générale exceptionnelle prévue samedi s’est transformée en simple réunion entre clubs. C’est la FLBB qui décidera de la suite à donner à la saison interrompue voici trois semaines. Probablement cette semaine.

L’ensemble des clubs du pays étaient convoqués, samedi, via Zoom, à la troisième assemblée générale de l’année (!!). À l’ordre du jour ? La suite à donner à une saison fortement perturbée par la crise Covid et arrêtée brutalement il y a maintenant trois semaines.

Ça c’était pour la théorie. Une AGE doit se faire dans les règles. Et doit notamment être convoquée dans un délai prévu par les statuts. Cependant, devant l’urgence de la situation, il n’était tout simplement pas possible de repousser de plusieurs semaines cette réunion et il avait été décidé que si tous les participants à l’unanimité étaient d’accord, on ferait fi de ce délai non tenu pour que les votes puissent être entérinés.

Et ce qui devait arriver arriva : quatre clubs de N2 ont décidé de refuser que cette AGE soit officielle, si bien qu’elle s’est transformée en un simple meeting à distance. Avec un vote qui ne devenait, du coup, que simplement consultatif : «Plusieurs clubs ont refusé la procédure», confirme Samy Picard, le président de la FLBB, sur RTL.

À l’origine, les clubs devaient se prononcer sur deux propositions, l’une qui envisageait trois scénarios de reprise en janvier, février, voire mars, et l’autre, émanant du Racing, du Sparta, du Telstar et de Contern, qui prônait une saison blanche, sans montée ni descente avec une reprise dès que la situation le permettra et avec ou sans Américain suivant la situation financière de chaque club. Et on peut aisément imaginer que les clubs qui n’ont pas souhaité valider cette AGE l’ont fait car ils auraient été lésés en cas d’adoption du projet du quatuor, puisqu’ils n’auraient pas pu monter.

Tout le monde veut reprendre le plus vite possible

Toujours est-il que la proposition de la FLBB a été plébiscitée : «Tout le monde veut reprendre le plus vite possible. Dès janvier si les conditions sanitaires et législatives le permettent», confie Alain Weins, le président de la Résidence. Janvier ou février avec une fin de saison qui s’étirerait jusqu’à fin mai sachant qu’une reprise en mars, de l’aveu même des clubs, serait plus complexe. D’autant plus que tous sont très attachés à la Coupe, qui passerait à la trappe en cas de reprise trop tardive. «Mais si on trouve une modalité pour redémarrer en mars, on pourra le faire», indique encore le dirigeant.

La proposition alternative n’a, quant à elle, pas trouvé d’écho favorable. Au grand dam de Georges Berna, le président du Racing : «II y a eu un malheureux amalgame. Trop de personnes ont interprété notre proposition comme étant le fait qu’on ne voulait plus jouer. Ce n’est pas du tout le cas. On veut jouer quand ce sera possible. Pour couper court, l’été dernier, on avait proposé de jouer avec un seul pro, personne ne nous a suivis. Là on propose une saison blanche pour éviter la précarité financière, on nous répond qu’on prône cette solution, car nous sommes mal classés au championnat alors qu’on a joué à peine quatre journées… Je dois dire qu’on est un peu désillusionnés. Donc, on sera heureux de reprendre au plus vite le championnat et on ne va pas s’immiscer plus longtemps dans ces discussions», indique-t-il. Et d’ajouter : «C’est difficile pour nous de comprendre la position des autres clubs et eux la nôtre. On pourrait reprendre le 5 janvier, mais rien ne dit qu’on ne devrait pas s’arrêter le 6 février. Une saison blanche nous aurait mis à l’abri de dépenses inutiles.»

Décision vraisemblablement mardi ou mercredi

Effectivement, comme la plupart des contrats des joueurs pros courent sur une saison, l’annulation pure et simple de celle-ci entraînait la fin automatique de ces contrats. Au lieu de cela, chaque club va devoir discuter avec ses Américains. Certains ont pris la décision, comme le Racing, par exemple, de libérer leur joueur, d’autres attendent de voir ce qui se passera.

D’autant plus que, contrairement à ce qui s’était passé au mois de mars, Dan Kersch s’est prononcé contre des mesures de chômage partiel. Un sujet qui a également été remis sur le tapis samedi : «Il a été donné mandat au CA de la FLBB, avec d’autres fédérations, de rediscuter de la question avec monsieur le ministre, pour qu’on puisse avoir au moins deux ou trois mois de chômage partiel. Par exemple, jusqu’à la fin de l’année. Et ensuite, on verra bien la situation», évoque Alain Weins. Une perspective à laquelle Marcel Wagener, son homologue du T71, ne croit pas : «Je pense que certains politiques actifs dans le basket luxembourgeois et dans d’autres sports vont faire une demande en ce sens, mais je n’y crois plus. Selon moi, il n’y a plus de budget pour ça. Le foot, à lui seul, coûterait des millions et des millions.»

Qu’est-ce qui va désormais se passer ? À la suite des changements de statuts en septembre, il est prévu, dans un tel cas de figure, que le dernier mot revienne au CA de la FLBB. Ce dernier devrait donc se prononcer – vraisemblablement mardi ou mercredi – sur la suite à donner à la saison. Suivra-t-il la tendance observée lors de cette consultation, optera-t-il pour une autre solution ? On devrait rapidement être fixé… même si, encore une fois, tout dépendra à terme de l’évolution de la situation sanitaire au pays.

Romain Haas

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