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[Basket] Demi-finale play-offs : deux coups de sang qui coûtent cher


JJ Overton est retenu par Dylan Rocha. Mais le mal est fait. L’arme fatale de l’Arantia va quitter le terrain. L’équipe. Et certainement précipiter son désormais ex-club vers une fin de saison prématurée. À moins d’un exploit ! (photo Gerry Schmit)

Auteur d’une fin de saison régulière superbe, l’Arantia s’est tiré deux énormes balles dans le pied.

L’Arantia rêve en grand. Dès la reprise au mois de janvier, Christophe Ney expliquait qu’il ne se souciait pas vraiment de ce qui se passait derrière lui et d’un éventuel risque de ne pas jouer les play-offs. Mais qu’il s’intéressait plutôt aux équipes qui étaient devant Larochette : «On a joué beaucoup de matches sans JJ Overton. Avec lui de retour, j’ai hâte de voir ce que ça va donner contre les 5 premiers. Peut-être même qu’on pourrait s’inviter à la fête.» Effectivement, à l’issue d’un parcours retour quasi parfait, les coéquipiers de DJ Wilson ont finalement bouclé la saison régulière en cinquième position.

Juste avant le début de la phase finale, le technicien nordiste a annoncé qu’il allait prendre du recul. Après trois années très intenses, il avait besoin de souffler. Et de se retrouver un peu en famille. Ses hommes allaient donc aussi lutter pour lui. Au premier tour, ils ont pris le meilleur sur Etzella au bout de trois manches en allant s’imposer au Deich, dimanche dernier.

Une victoire un peu à la Pyrrhus puisqu’elle allait signer la fin de saison de Malik Wilson. Coupable d’un vilain geste après le premier match à Etzella sur Marquill Smith, il a écopé de six matches de suspension. C’est donc sans lui que l’Arantia s’est déplacé au hall Alain-Marchetti, mercredi à l’occasion de la première manche des demi-finales face à l’Amicale qui était quant à elle privée de Bobby Melcher, gravement blessé et out de son côté pour de très longues semaines.

JJ Overton et l’Arantia, c’est fini !

Et rien ne va bien se passer dans ce premier match, où l’Amicale se met rapidement à l’abri : «On a très mal débuté, on a raté tous nos tirs ouverts, on n’était pas présents en défense. Eux en ont profité, ils ont mis des contre-attaques, ils ont joué rapidement et on s’est vite retrouvés une vingtaine de points derrière», constate le coach de l’Arantia. Mais le pire n’était pas encore passé. À une minute de la fin de la première période, juste après avoir inscrit seulement son deuxième panier du match, l’arme fatale JJ Overton a littéralement pété les plombs. Il s’en est pris à Scott Morton et n’a pas su garder son calme devant les arbitres : disqualifiante !

«Il faut être capable de garder son calme en toute circonstance, même si c’est compliqué», souligne Christophe Ney. Une disqualifiante renvoie non seulement le joueur à la maison, mais elle le prive automatiquement du match suivant. Avant que le tribunal fédéral ne se réunisse pour statuer sur le cas. Mais on sait d’ores et déjà qu’on ne reverra plus JJ Overton sur le parquet cette saison. En effet, au vu de la gravité des actes, le club a décidé, d’un commun accord avec le joueur, de mettre un terme à leur collaboration avec effet immédiat. Le technicien nordiste oscille entre deux sentiments : «D’un côté, c’est vrai que son acte nous coûte peut-être la saison. Mais de l’autre, sans lui, peut-être qu’on ne serait pas allés aussi loin.»

En clair, cela signifie que l’Arantia recevra l’Amicale, samedi, avec le seul Steven Julian comme joueur pro : «On a réfléchi dix minutes à la pertinence de tenter de faire venir un autre joueur. Mais le timing était vraiment très serré.» Sur le papier, Larochette partira donc largement avec le statut d’outsider. Mais Christophe Ney veut quand même y croire. Au moins un peu : «Gagner ce match, ce serait une énorme réaction de la part de l’équipe. Mais les joueurs sont dans cet état d’esprit. Pour avoir une chance, il va falloir retrouver notre niveau d’agressivité défensive habituel, prendre un bon départ, mettre nos paniers à trois points pour tout de suite leur mettre la pression.»

Mais qu’ils ne comptent pas sur l’Amicale pour les sous-estimer : «Rien n’est plus dangereux qu’une bête blessée. C’est ce que j’ai dit aux joueurs et c’est le sentiment des cadres. Ils ont tous pris la parole et dit qu’il n’y avait que la moitié du chemin qui était faite», explique Étienne Louvrier.  Qui se méfie : «À la mi-temps, c’est vrai que j’étais dans mes petits souliers. Je ne compte plus le nombre de fois où on menait largement à la pause avant de se faire rejoindre après. On va traiter notre adversaire avec le plus grand respect. Certains pense que ce sera facile mais me concernant, il y a une vraie crainte.» Réponse samedi soir, du côté du toujours redouté Filano.

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