Accueil | Sport national | [Basket] Ça fait plaisir de les revoir

[Basket] Ça fait plaisir de les revoir


Ben Kovac et le Luxembourg ont retrouvé avec plaisir la compétition. Et leur public. (Photo : fern konnen)

MATCH AMICAL, SAMEDI À LA COQUE Après de longs mois d’absence, la sélection nationale a retrouvé les parquets lors d’un match de gala contre le SLUC (72-91).

Après quatre jours de stage du côté du Portugal, Ken Diederich et ses hommes achevaient leur rassemblement par un match de gala, samedi, au Gymnase de la Coque. C’est en effet l’armada du SLUC, qui évolue en Betclic Élite, qui est venu défier Alex Laurent et ses coéquipiers. Pour l’équipe française entraînée par Sylvain Lautié, ancien du Basket Esch, il s’agissait d’un bon moyen de reprendre le rythme avant de renouer avec le championnat, une semaine plus tard, avec comme enjeu un maintien loin d’être acquis, puisque Nancy ne compte qu’un point d’avance sur les places de relégables. Pour la sélection nationale, un match pour effectuer un état des lieux des troupes. Et pour le sélectionneur, un moyen de tester ses joueurs, dans l’optique de la liste pour les JPEE de Malte, qui approchent à grands pas.

Sur le papier, l’opposition est très déséquilibrée. Nancy, qui s’est récemment renforcé avec Mike Scott, 612 matches NBA au compteur, ou encore Frank Mason, lequel a également une centaine de rencontres dans la prestigieuse ligue américaine à son actif, part largement avec les faveurs du pronostic. De toute façon, au-delà du résultat, somme toute anecdotique, il s’agissait surtout pour les deux formations de reprendre quelques repères. Et les spectateurs présents en nombre pour mettre une belle ambiance ont tout de suite été mis dans le bain avec une merveille de alley-hoop entre deux anciens coéquipiers avec Bobby Melcher à la passe et Alex Laurent pour le dunk!

Dans cette rencontre, le Luxembourg va longtemps faire mieux que se défendre. Et chaque fois que le SLUC, qui peut notamment compter sur une belle réussite à trois points qui compense des difficultés plus près du cercle, semble s’échapper, Clancy Rugg et compagnie trouvent des solutions. De toute façon, ce n’est que collectivement que les hommes de Ken Diederich pouvaient exister. Et c’est ce qu’ils ont fait à plusieurs reprises avec quelques belles phases où un joueur filait vers le cercle avant de servir son coéquipier complètement démarqué sur la ligne à trois points. Tant et si bien qu’à la pause, les dix pros nancéiens ne comptent qu’un petit point d’avance (37-38).

Le SLUC hausse le ton en défense

Au retour des vestiaires, les Luxembourgeois prendront même les devants grâce à des ogives signées Sticky Gutenkauf ou Ben Kovac pour porter leur avance maximale à 5 points (47-42). Trois points de retard à dix minutes de la fin (59-62), tout restait possible… ou pas. Même s’ils sont venus avec l’intention de ne pas se blesser et de reprendre le rythme tranquillement, une défaite contre le Luxembourg ferait mauvais genre pour une formation de l’élite française. Alors, en début de quatrième quart, les visiteurs haussent clairement le ton en défense. Ils provoquent de nombreuses pertes de balle adverses et alignent les paniers sans réponse grand-ducale. Le score enfle pour se conclure par le gros écart du match, 19 points. Victoire logique du SLUC 72-91.

Mais au-delà du score, on peut noter que les Luxembourgeois n’ont jamais baissé les bras. Malgré une opposition bien plus forte que celle à laquelle la plupart des joueurs sont habitués en LBBL, ils se sont battus avec leurs armes. Notamment les joueurs du cinq majeur, à l’image de Clancy Rugg qui y est allé de son double double habituel quelle que soit l’opposition (18 pts, 10 rebonds), Sticky Gutenkauf, d’une précision chirurgicale (14 pts à 5/6 aux tirs) avec notamment un missile très, très longue distance, Ben Kovac (13 pts et une grosse défense) qui fait le job, tout comme Alex Laurent (10 pts, 4 rebonds, 3 passes).

Les joueurs venus du banc sont tous sortis avec la détermination de bien faire. On a ainsi vu notamment les 212 cm de Lou Demuth, qui effectuait son retour en sélection, ferrailler avec les intérieurs adverses, Oli Vujakovic apporter ce qu’il sait faire, tout comme Joe Kalmes ou Mihailo Andjelkovic, pour ne citer qu’eux. Après des mois sans jouer ensemble et une préparation d’à peine quelques jours, Ken Diederich peut être rassuré sur la motivation de ses troupes. Et peut désormais se creuser la tête pour savoir qui il emmènera avec lui aux prochains JPEE de Malte.

Et maintenant?

Chacun va retrouver son club et continuer sa saison. Début mai, Ken Diederich devrait convoquer 14 joueurs pour préparer les JPEE à Malte. Et à l’issue du rassemblement, il en coupera deux, puisqu’il ne peut en emmener que 12 pour la compétition.

PUBLIER UN COMMENTAIRE

*

Votre adresse email ne sera pas publiée. Vos données sont recueillies conformément à la législation en vigueur sur la Protection des données personnelles. Pour en savoir sur notre politique de protection des données personnelles, cliquez-ici.