GP DE RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Le septuple champion du monde espagnol Marc Marquez, s’est imposé dimanche à Brno. Une victoire éclatante qui le rapproche au championnat du monde du leader italien Marco Bezzecchi sur Aprilia, exclu de la course pour avoir frappé un commissaire de piste.
Ce dernier reste deuxième au championnat, huit points derrière Bezzecchi.
Marc Marquez a également profité du forfait de son frère cadet Alex qui ne s’est finalement pas aligné en raison de l’état de sa clavicule droite à la suite d’une chute terrible au Grand Prix de Barcelone en mai.
Marc Marquez, qui brigue une huitième couronne mondiale en MotoGP, est en train d’effectuer une des remontées dont il a le secret après avoir déjà tout gagné en Hongrie début juin et alors qu’il se remet d’une double opération au pied droit et à l’épaule droite.
«Je n’abandonne jamais»
«Cette victoire est super importante (…) Je n’abandonne jamais», a-t-il déclaré sur Canal+ avant de lever le poing sur le podium de Brno, tout sourire, quand a retenti l’hymne espagnol.
Son second, Ogura, qui a signé sa première pole position en MotoGP, s’est dit «content pour (son) équipe» privée Aprilia-Trackhouse mais a reconnu que la course avait été «très difficile» et que «Marc (Marquez) avait quelque chose en plus».
Le Japonais, en quête d’une première victoire en MotoGP, avait fini aussi 2e du sprint, derrière Bagnaia, dont c’était samedi la première victoire de la saison.
L’Italien, sur la 3e marche du podium dimanche, après avoir à certains moments mené la course, a confirmé qu’il s’était «senti à l’aise en tête», mais que son «rythme n’était pas suffisant» pour gagner.
Le week-end tchèque, 9e manche du MotoGP qui en compte 22, a donc été entaché par «l’affaire Bezzecchi».
L’Italien de 27 ans est allé présenter dimanche matin ses «excuses» au commissaire de piste qu’il avait frappé la veille ainsi qu’à tout le milieu du MotoGP pour son «comportement (que) rien ne justifiait».
Après sa chute en fin de sprint, la télé TNT Sports avait montré Bezzecchi, casqué et en combinaison, courir vers sa moto à terre dans les graviers, visiblement en colère, gifler à deux reprises un homme barbu en tenue orange, avant de s’éloigner et de laisser trois commissaires relever son Aprilia.
La direction de course l’avait alors interdit de course dimanche pour «un acte préjudiciable aux intérêts du sport».
Aprilia avait formé un premier appel, rejeté et son patron Massimo Rivola, a dit au micro de l’organisation MotoGP, qu’il «acceptait cette décision» et qu’il condamnait le «comportement intolérable» de son pilote.
Interrogé en conférence de presse, Marc Marquez a néanmoins souligné que les pilotes avaient «entre 20 et 30 ans (et) beaucoup de choses à apprendre dans la vie», dont la gestion de «la frustration d’une chute» et de «l’adrénaline».
L’ami de Bezzecchi, Bagnaia, a lui trouvé «la punition lourde».